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La hausse des prix de l'essence risque de se poursuivre cet été

Une pompe à essence dans une station-service

Mardi, les prix oscillaient entre 1,19$ et 1,29$ le litre à Gatineau et à Ottawa, selon le site GasBuddy.com (archives)

Photo : La Presse canadienne / Michelle Siu

Radio-Canada

Le prix de l’essence a chuté au début de la pandémie, mais connaît une remontée depuis un certain temps qui n’est pas près de se terminer.

C’est du moins ce à quoi s’attend Dan McTeague, président d’Énergie abordable pour les Canadiens.

Je pense que nous allons voir le sommet des prix à la fin juillet, probablement. Après ça, ça va rester [à ce niveau] pour quelques semaines, possiblement jusqu’au début du mois de septembre, estime-t-il.

Mardi, les prix oscillaient entre 1,19 $ et 1,29 $ le litre à Gatineau et à Ottawa, selon le site GasBuddy.com, pour lequel M. McTeague est analyste. Selon les prévisions de ce dernier, les tarifs pourraient facilement atteindre 1,40 $ le litre dans la région.

Il attribue la hausse déjà observable au fait que la vaccination va bon train au sud de la frontière canadienne, aux États-Unis.

Les Américains ont eu beaucoup de succès et c'est pour cela que la demande rebondit. On voit plus fortement les Américains reprendre leur voiture et l’économie commence à se normaliser, dit-il.

Le Canada n’en est pas là, mais subit l’effet de rebond, explique-t-il. L'une des raisons pour lesquelles les prix de l’essence étaient précédemment particulièrement bas est que tout le monde restait davantage chez soi et que la demande pour l’essence avait ainsi chuté, rappelle-t-il, mentionnant des coûts qui variaient entre 75 et 90 cents le litre.

Malgré la remontée des prix et l’effet qui se fera sentir chez les consommateurs, M. McTeague ne croit pas que cela découragera ceux-ci, outre mesure, de se rendre à leur chalet, par exemple, pour leurs vacances estivales.

À un moment donné, ça va être pénible pour les consommateurs, mais ils n’ont pas vraiment de choix, résume-t-il.

Même son de cloche du côté de certains citoyens de la grande région de la capitale fédérale croisés par ICI Ottawa-Gatineau dans une station-service.

Denis Jean, par exemple, a indiqué qu’il ira coûte que coûte à son chalet situé en Outaouais.

On n’a rien que ça à faire, façon de parler. Il y a beaucoup de choses, mais il reste qu’on n’a pas le choix. Je pense qu’on est pris avec ça, dit-il.

Quant à Noémi Dubois, elle n’était vraiment pas certaine de se déplacer, déjà, en raison de la pandémie. Elle convient néanmoins que, si elle changeait d’avis, le prix de l’essence aurait sans doute un effet décourageant.

En ce moment, étant donné que l’argent est plus dur à gagner, je n’ai pas vraiment d’argent à dépenser. Alors, je vais compter mon petit budget et je vais essayer de faire ce que je peux avec le budget que j’ai, affirme-t-elle.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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