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La langue est une barrière dans le recrutement en santé, croit Higgs

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

Blaine Higgs se demande s'il ne faudrait pas enseigner une seconde langue aux unilingues une fois qu'ils sont prêts à travailler.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs suggère que les exigences linguistiques pourraient être une barrières dans le recrutement des professionnels de la santé. Il se demande s'il ne faudrait pas enseigner une seconde langue aux unilingues une fois qu'ils sont prêts à travailler. Ces déclarations ne sont pas passées inaperçues à l'Assemblée législative.

En chambre mardi, le chef de l’opposition officielle Roger Melanson reprochait au gouvernement de ne pas avoir de plan de recrutement à long terme en santé.

Dans une de ses interventions, le premier ministre a répondu que les exigences linguistiques créaient peut-être une barrière supplémentaire pour le Nouveau-Brunswick, par rapport aux autres provinces, lorsque vient le temps de recruter.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick. Blaine Higgs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick. Blaine Higgs (archives).

Photo : Radio-Canada

Faut-il enseigner la deuxième langue aux unilingues une fois qu’ils ont terminé leurs études, ou lorsqu’ils sont prêts à travailler ?, a questionné Blaine Higgs. Je ne dis pas que la langue est la principale barrière, mais je crois que c’en est une.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, est en accord avec le premier ministre.

Embaucher des unilingues et leur fournir une formation linguistique après devrait aller de soi, lorsqu’il est question de santé, a-t-il affirmé.

Les libéraux et les verts outrés

Bien que Blaine Higgs ait indiqué en chambre qu’il était primordial d’avoir ces discussions, parce qu’il s’agit d’un enjeu de santé, et non de langue, tous ne sont pas convaincus.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, a dit trouver inquiétant et préoccupant que des députés se soient levés pour applaudir les commentaires du premier ministre lors de son allocution.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson (archives).

Photo : Radio-Canada

C’est vraiment gênant de voir la réaction du caucus, dit-il. Ceci ce n’est pas un enjeu linguistique, c’est des droits acquis, qui sont enchâssés dans la constitution canadienne.

Même son de cloche pour le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau.

C’est ahurissant, affirme-t-il. Clairement, il [Blaine Higgs] est en train de dire je vais briser la charte, et je m’en fous.

D'autres facteurs

Les médecins du Nouveau-Brunswick sont parmi les moins bien payés au Canada.

Dans une récente étude indépendante du Dr Yogi Sehgal, un urgentologue à Fredericton et à Oromocto, on y signalait que ce facteur peut aussi jouer un rôle dans le recrutement et la rétention.

Selon Roger Melanson, la source du problème est que le gouvernement provincial se doit d'offrir des incitatifs, comme le font d'autres provinces canadiennes.

Les propos du premier ministre, qui restent vagues, inquiètent ceux qui se préoccupent du respect des droits linguistiques.

D’après un reportage de Michel Corriveau

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