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7,8 M$ d'art public pour le futur Réseau express métropolitain

Une grande verrière recouvre deux des côtés de la station de métro Champ-de-Mars.

La verrière de la station de métro Champ-de-Mars réalisée par Marcelle Ferron

Photo : Archives de la Société de transport de Montréal

Radio-Canada

Le programme d’art public du futur Réseau express métropolitain (REM) a été dévoilé mardi. Ce projet, baptisé UniR, prévoit la mise en place de 12 œuvres d’art permanentes à différentes stations de ce réseau de transport collectif montréalais. Des œuvres temporaires verront aussi le jour en collaboration avec des étudiants et étudiantes.

Comme tout projet financé par Québec, le projet de REM est assujetti à la politique dite du 1 %, qui impose que 1 % du coût de construction, des espaces publics des stations dans le cas du REM, soit consacré à de l’art public. 

Ce seront donc 4,3 millions de dollars qui seront investis dans l’installation de 12 œuvres d’art permanentes et 500 000 dollars dans la création d'œuvres plus éphémères sur une période de 4 ans. 

Ces œuvres seront peut-être temporaires, mais on souhaite qu’elles aient un impact permanent dans l’imaginaire des usagers et des citoyens, a souligné Marie-Justine Snider, conservatrice de la collection de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). 

C’est CDPQ Infra, une filiale de la Caisse, qui supervise le projet du REM. Elle s’engage à verser une contribution additionnelle de 3 millions de dollars pour soutenir le domaine artistique.

Pour le volet permanent, l’appel d’offres sera géré par le ministère de la Culture et des Communications (MCC). Les artistes qui feront partie de la sélection devront figurer au registre du ministère pour les œuvres en art public, qui comprend des artistes de profession ayant une pratique ou une expérience dans l’espace public. 

Des œuvres en lien avec leur milieu

Ces œuvres vont être stratégiquement implantées dans le réseau, a expliqué Marie-Justine Snider.

De l’art public se retrouvera donc érigé aux extrémités des lignes et à l’emplacement où se rencontrent les lignes dans l’arrondissement Saint-Laurent. 

Carte représentant le tracé du REM et des lignes de métro

Le tracé du Réseau express métropolitain

Photo : CDPQ

On veut s’assurer de témoigner des différents types de milieux qui croisent le REM : cours d’eau, métropole, territoires naturels et agricoles, zone industrielle, banlieues..., a-t-elle ajouté.

Ainsi, les cinq traversées de cours d’eau du REM seront soulignées par des œuvres d’art.

Dans mes rêves les plus fous, je souhaiterais que la collection [d’œuvres du REM] soit une destination en soi.

Une citation de :Marie-Justine Snider, conservatrice à la CDPQ

Créer une relation « riche » entre les œuvres et les gens

L’objectif est de mettre en place des œuvres intégrées à leur milieu, et pas juste parachutées, et pertinentes pour les communautés et les usages du REM, selon la professionnelle. 

Cette grande page blanche qui s’ouvre pour l’art public du Grand Montréal s’accompagnera d’un programme de médiation culturelle, notamment pour que les gens s’approprient les installations artistiques.

Il faut faire vivre ces œuvres et s’assurer que les usagers créent un contact avec elle, a indiqué Marie-Justine Snider. Plus ce lien va être fort et plus ça va devenir une composante identitaire forte.

Une relève en art public

À la station Griffintown-Bernard-Landry, les œuvres temporaires seront conçues par des étudiants et étudiantes de la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal, de l’École d’architecture de l’Université McGill et des facultés des arts de l’Université du Québec à Montréal et de l’université Concordia.

Chaque année, une des universités prendra en charge le projet, mais toujours en invitant des étudiants des autres universités, a expliqué Annie Gérin, doyenne de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia. 

Ces étudiantes et étudiants seront mentorés par une ou un artiste inscrit au registre du MCC. 

C’est une opportunité extraordinaire pour former une relève en art public et [ainsi] ajouter de la richesse au patrimoine québécois. On va avoir des artistes qui vont être prêts à assurer de grandes commandes publiques.

Une citation de :Annie Gérin, doyenne de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia

Penser l’art public autrement

Le but, c’est aussi de donner une pluralité de voix et de s’assurer aussi d’adresser des enjeux actuels, a mis en avant Marie-Justine Snider. 

En effet, proposer des œuvres temporaires vise à exposer le public aux tendances actuelles de l’art, qui est également un des rôles de l'art public, rappelle Annie Gérin. 

[Il s’agit] de penser autrement l’art public, de façon peut-être plus cyclique afin de pouvoir intégrer des œuvres vidéographiques, numériques, sonores, de la performance, a-t-elle dit, ajoutant qu’un projet d’art public n’est pas forcément synonyme d’œuvres en métal, en bronze ou en un autre matériau fait pour durer. 

Pour le moment, deux processus de sélection sont en cours pour le volet des créations permanentes, l’un pour la station Brossard et l’autre pour la station Panama. Les premières œuvres devraient être prêtes l’année prochaine.

Ensuite, on va aller au rythme du chantier, a précisé Marie-Justine Snider. On a plusieurs années devant nous pour déployer cette nouvelle collection.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

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