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Nutrinor retire son offre d'achat pour le presbytère de Saint-Prime

Le presbytère de Saint-Prime.

Nutrinor voulait démolir l'immeuble pour y réaliser un projet commercial.

Photo : Radio-Canada

Le presbytère de Saint-Prime restera debout. La coopérative Nutrinor, qui avait l’intention de le démolir pour y construire un édifice commercial incluant une station-service, fait marche arrière.

Devant le tollé suscité par le projet, vivement critiqué par des résidents de la municipalité et d'ex-élus, l’entreprise a compris qu’elle n’obtiendrait pas l’acceptabilité sociale.

Parmi les voix qui se sont élevées la semaine dernière pour condamner le projet figurent celles de l’ancien maire de Saint-Prime, Bernard Généreux, et de l’ex-président-directeur général de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau. Ils estiment tous deux qu’il serait catastrophique de démolir le bâtiment patrimonial, encore plus d’y installer un poste d’essence, un avis partagé par de nombreux citoyens. Une pétition a permis d’amasser 1300 signatures de personnes opposées au projet.

Nutrinor avait expliqué que son projet reposait sur un concept inédit et allait bien au-delà d’une simple station-service.

Les élus de Saint-Prime, le maire Lucien Boivin en tête, et des citoyens ont discuté lors d’une rencontre virtuelle tenue lundi. Les citoyens étaient invités à poser des questions. Un comité de résidents de la petite municipalité jeannoise est en cours de formation. Son mandat sera de veiller à la protection du patrimoine bâti, dont le clocher de l’église et l’ancien presbytère.

Nutrinor a donc retiré l’offre d’achat de 200 000 $ qu’elle avait déposé à la municipalité.

Il faut voir qu’il y a une absence d’acceptabilité sociale. On l'a bien vu avec le mouvement citoyen, avec les gens sur les plateformes numériques et la pétition. Il a toujours été clair pour le conseil d’administration et aussi pour le chef de la direction que sans acceptabilité sociale, Nutrinor n’irait pas de l’avant , a confirmé Jean-François Saint-Gelais, porte-parole de la coopérative.

Avec les informations d'Annie-Claude Brisson

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