•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ouvertures des terrasses : pas toujours avantageux pour les restaurateurs

Benoît Poliquin, propriétaire du restaurant Albacore

Benoît Poliquin, propriétaire du restaurant Albacore.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Alors que les terrasses des restaurants pourront ouvrir en zone rouge à compter du 28 mai, des propriétaires se préparent à devoir surmonter de nombreux défis logistiques. Si certains restaurants n'ont tout simplement pas d'espace pour aménager une terrasse, d'autres voient un casse-tête surgir à l'horizon.

Comme gestionnaire et restaurateur, c'est une mauvaise [nouvelle] et puis comme être humain, c'en est une bonne, admet d'emblée le chef Benoît Poliquin du restaurant Albacore, à quelques heures de l'annonce du plan de déconfinement du gouvernement.

Le propriétaire de l'établissement situé sur la Côte d'Abraham se prépare à une gestion chaotique étant donné qu'il devra composer avec les aléas de la météo. Son menu, fait de poissons et des fruits de mer, lui posera bien des obstacles.

Qu'est-ce que je fais si je commande 600 dollars de pétoncles et puis finalement qu'il pleut pendant trois jours?, s'interroge l'entrepreneur.

Dès la minute où il ne fait pas beau et qu'il vente un peu, le monde ne voudra pas manger un repas à 50 $ par personne [à l'extérieur] si on gèle, ajoute-t-il. Avec le type d'établissement qu'on a, ça va être une gestion difficile.

Benoît Poliquin craint plus particulièrement que l'ouverture des terrasses provoque une baisse de la demande pour ce qui est des repas à emporter, pourtant devenu un essentiel à la survie de son entreprise.

C'est sans compter le fait que sa terrasse ne pourra accueillir qu'une trentaine de personnes à la fois. Il y a plein de restaurants qui n'en ont juste pas, [des terrasses], poursuit-il.

Jean-Gardy Faustin, propriétaire du Regal Kreyòl Resto, croit pour sa part que l'ouverture des terrasses ne changera pratiquement rien à ses activités.

Bien que sa salle à manger puisse accueillir une trentaine de clients à la fois, son permis de terrasse ne lui permet d'accueillir que huit personnes tout au plus.

Il installera néanmoins des tables devant la façade du restaurant pour permettre à ses clients de déguster ses plats sous le soleil.

Ce n'est pas avantageux, mais on va l'utiliser, résume-t-il.

Le propriétaire du restaurant haïtien dit avoir entamé des démarches auprès du propriétaire du bâtiment où est situé son restaurant pour pouvoir installer davantage de tables à l'extérieur, mais sans succès.

L'ouverture des terrasses demeure, somme toute, un pas dans la bonne direction, selon lui, puisque cela vient raviver l'espoir de rouvrir éventuellement sa salle à manger.

Une ouverture qui suscite de l'espoir

François Lebel, président de la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch, voit d'un bon œil l'ouverture des terrasses.

C'est la solution la plus safe pour l'été, indique celui qui est également propriétaire de La Place boutique gourmande. On ne sait jamais vers quoi on s'en va avec la santé publique.

Sur le territoire de la SDC Saint-Roch, il indique que déjà vingt-neuf demandes de permis de terrasse ont été délivrées par la Ville de Québec tandis que plusieurs autres demandes sont toujours à l'étude. Cela témoigne, selon lui, d'un réel engouement de la part des propriétaires de restaurants pour ces installations.

C'est pratiquement tous les restos de Saint-Joseph, dit-il, heureux.

La rue Saint-Joseph sera d'ailleurs à nouveau piétonne cet été, à compter du 4 juin, du vendredi au dimanche.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !