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Des médecins optimistes malgré un nombre élevé de malades attendu en soins intensifs

Une infirmière s'occupe d'un patient dans une unité de soins intensifs.

Les soins intensifs de l'Alberta peuvent normalement accueillir 170 patients.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Alors que, dans les hôpitaux de l’Alberta, les services de soins intensifs débordent plus que jamais, les médecins voient une lueur à l’horizon grâce à la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Même si ces professionnels de la santé se disent fatigués et sous pression, ils estiment que la situation devrait s'améliorer dans les prochaines semaines.

Dimanche, l’Alberta a atteint un nombre record de 186 personnes placées aux soins intensifs en raison de la maladie. Si on y ajoute les personnes qui n'y sont pas en raison de la pandémie, les soins intensifs fonctionnent à 140 % de leur capacité normale, selon Services de santé Alberta (AHS).

La semaine dernière, le premier ministre, Jason Kenney, affirmait que la province s'attendait à admettre 200 patients aux soins intensifs à cause de la COVID-19 vers la fin du mois de mai. Un groupe de médecins estime cependant que les services hospitaliers pourraient devoir soigner 300 patients.

La présidente d'AHS, Verna Yiu, est inquiète de la montée rapide des hospitalisations, mais dit pouvoir ouvrir jusqu’à 425 lits aux soins intensifs.

Nous pouvons le faire en ouvrant des lits supplémentaires sans personnel réservé à ce groupe de patients et en réquisitionnant les salles d’isolement et de récupération, explique la Dre Yiu.

Pour redéployer nos forces aux soins intensifs, nous avons dû repousser des interventions chirurgicales non urgentes, soit jusqu’à 30 % d’entre elles dans certaines communautés.

Une citation de :Verna Yiu, présidente de Services de santé Alberta

Prudemment optimistes

Eddy Lang est le chef des urgences pour la région de Calgary. Il est responsable des 230 urgentologues dans les quatre hôpitaux généraux de la métropole, tout en enseignant la médecine à l’Université de Calgary.

En général, la situation est difficile, car nous somme fatigués de porter l’équipement de protection personnelle et il y a toujours de l’incertitude, affirme-t-il.

Le Dr Eddy Lang est responsable des urgences à Calgary.

Eddy Lang est responsable des urgences à Calgary.

Photo : Radio-Canada / CBC

Malgré cela, il demeure optimiste, car ses hôpitaux auront les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des patients hospitalisés en raison de la COVID-19. La situation aux États-Unis l’encourage aussi.

« Je regarde [des États] comme la Californie, où on a diminué la courbe des hospitalisations et des admissions en soins intensifs de 90 %. Ce n’est pas à cause du fait qu’ils se lavent mieux les mains ou portent mieux le masque que nous. C’est à cause du programme de vaccination », explique Eddy Lang.

Si les Albertains continuent à se faire vacciner sans ralentir, nous serons dans une très belle situation dans deux à trois semaines.

Une citation de :Eddy Lang, chef des urgences de la région de Calgary

Mon optimiste est factuel, pas spirituel, conclut-il.

Un pic dans 7 à 10 jours

Noel Gibney est plus prudent, quoique optimisme.

Vice-président du Comité stratégique de réponse à la pandémie de COVID-19 de l’Association du personnel médical de la zone d’Edmonton, il est encouragé par la baisse du nombre de nouveaux cas quotidiens et des hospitalisations.

Les admissions aux soins intensifs vont atteindre leur pic dans 7 à 10 jours, estime celui qui a travaillé des décennies aux soins intensifs.

La baisse du nombre de nouvelles hospitalisations et d'admissions aux soins intensifs sera assez rapide en comparaison avec leur augmentation, grâce à la vaccination.

Une citation de :Noel Gibney, vice-président du Comité stratégique de réponse à la pandémie de COVID-19 de l’Association du personnel médical de la zone d’Edmonton

Cette troisième vague a été très difficile pour tous ceux qui travaillent à l'hôpital parce qu’ils étaient déjà tous épuisés après la deuxième vague, dit Pierre-Marc Villeneuve, médecin aux soins intensifs de l'Hôpital Grey Nuns et néphrologue à l'Hôpital de l'Université de l'Alberta, à Edmonton.

Nous sommes donc heureux que tout le monde continue de suivre les directives de la santé publique, afin que les hospitalisations diminuent rapidement et que la vie revienne un peu plus à la normale, conclut-il.

Avec les informations d'Axel Tardieu

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