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L’AIE appelle à renoncer à toute nouvelle exploration gazière ou pétrolière

Des puits de pétrole près de Cynthia, Alberta, en novembre 2020.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), tous les projets d'exploration pétrolière et gazière qui ne sont pas déjà approuvés devraient être annulés.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Le monde doit renoncer « maintenant » à tout nouveau projet pétrolier ou gazier, après ceux déjà approuvés, s'il veut atteindre d'ici 2050 la neutralité carbone et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Parmi les mesures à prendre, il faut également cesser de vendre des voitures thermiques neuves dès 2035, calcule l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui publie mardi, à six mois de la COP26 de l'ONU, une feuille de route vers cet objectif.

Le chemin est étroit , mais encore praticable et il promet d'énormes bénéfices tant en termes d'emplois que de croissance économique, ajoute l’AIE.

Cela implique de changer quasiment tout le paysage énergétique, avec un déclin majeur de la demande en énergies fossiles et une montée en puissance des énergies renouvelables.

Au-delà des projets déjà lancés en 2021, notre trajectoire ne prévoit aucun nouveau site pétrolier ou gazier approuvé à des fins de développement , note ainsi l'AIE. La baisse rapide de la demande de pétrole et de gaz naturel signifie qu'il n'y a pas d'exploration requise et qu'aucun champ gazier et pétrolier nouveau n'est nécessaire au-delà de ceux déjà approuvés.

Les ventes de nouvelles voitures à moteur à combustion devront cesser dès 2035. L'efficacité énergétique devra croître de 4 % par an dès la prochaine décennie, soit trois fois plus que le rythme actuellement constaté.

La portée et la rapidité des efforts requis par cet objectif critique et formidable : notre meilleure chance d'affronter le changement climatique et de limiter le réchauffement global à 1,5 degrés Celsius en fait peut-être le plus grand défi que l'humanité ait jamais eu à relever, souligne le directeur de l'AIE, Fatih Birol.

Un rapport qui change peu la donne pour le Canada

Pour les entreprises canadiennes, cet appel de l’AIE à freiner les nouveaux projets n’aura pas d’impact immédiat.

Depuis l’abandon du mégaprojet des sables bitumineux Frontier par l’entreprise vancouvéroise Teck Resources, qui affirmait se heurter à une opposition sociale forte, la viabilité des grands projets pétroliers et gaziers est mise en doute.

La tendance s’est quelque peu confirmée au début de l’année 2021, malgré une augmentation marquée des prix du pétrole par rapport à la dernière année. Là encore, les pétrolières canadiennes se sont montrées réticentes à l’idée d’investir des fonds dans de nouveaux projets coûteux.

En février, Suncor a notamment fait part de sa volonté d’utiliser ses bénéfices pour éponger sa dette et racheter des actions, tandis que Cenovus a indiqué vouloir se contenter d’améliorer son bilan pour l’année à venir.

Avec des informations de l'Agence France-Presse et Tiphanie Roquette

Avec les informations de Agence France-Presse

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