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Vaccin d'AstraZeneca : incertitude en Ontario quant à la 2e dose

Une infirmière tient une dose du vaccin d'AstraZeneca. Elle s'en sert pour remplir une seringue.

L'Ontario a décidé de ne plus utiliser le vaccin d'AstraZeneca pour les premières doses en raison du faible risque de thrombose qui y est lié.

Photo : Getty Images

Une semaine après avoir cessé d'utiliser le vaccin d'AstraZeneca pour les premières doses, le gouvernement Ford n'a toujours pas indiqué quel vaccin sera offert en deuxième dose aux dizaines de milliers d'Ontariens qui ont reçu une première dose d'AstraZeneca.

Le médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr David Williams, a cité plus tôt ce mois-ci le risque de thrombose lié au vaccin d'AstraZeneca pour expliquer la décision de ne plus s'en servir pour les premières doses. Ce risque est toutefois beaucoup moins élevé après la deuxième dose, ont ajouté les autorités.

L'Ontario jongle ainsi avec la possibilité d'offrir une deuxième dose d'AstraZeneca à ceux qui ont reçu une première dose de ce vaccin au cours des derniers mois ou leur permettre d'opter pour un vaccin différent de type ARN des compagnies Pfizer-BioNTech ou Moderna pour leur rappel, a indiqué la ministre de la Santé, Christine Elliott.

Le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses et membre du groupe provincial de distribution des vaccins contre la COVID-19, affirme que les deux options sont sécuritaires.

Nous attendons encore des données du Royaume-Uni sur l'interchangeabilité des vaccins, mais tout le monde semble croire que le mélange des vaccins est une approche raisonnable si c'est ce que les gens veulent faire.

Une citation de :Le Dr Isaac Bogoch, membre du groupe provincial sur la vaccination

Le Dr Bogoch ajoute que ça aiderait tout de même d'avoir d'abord les données de l'étude en cours en Angleterre qui doivent être publiées d'ici une semaine ou deux, dit-il.

Selon le Dr David Fisman, professeur d'épidémiologie à l'Université de Toronto, le risque de thrombose après la deuxième dose d'AstraZeneca est de l'ordre de 1 sur 1 000 000.

Il n'y a pas d'enjeu là. Les gens devraient recevoir une deuxième dose d'AstraZeneca si c'est ce qu'ils veulent et s'ils sont à l'aise avec le [minime] risque. Sinon, ils peuvent opter pour une deuxième dose d'un vaccin de type ARN.

Une citation de :David Fisman, professeur à l'École de santé publique Dalla Lana, Université de Toronto

Selon les résultats préliminaires d’une étude dirigée par l’Université d’Oxford, en Angleterre, recevoir une première dose du vaccin d'AstraZeneca puis une seconde dose du vaccin de Pfizer provoquerait plus d’effets secondaires, mais sans entraîner de séquelles.

L'étude ne se prononce pas toutefois sur l'efficacité des vaccins mélangés. Certains ont affirmé que le mélange de deux types de vaccin pourrait, en fait, accroître le niveau de protection contre la COVID-19.

Course contre la montre

L'Ontario a demandé au Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) de se pencher sur la question.

Le hic : le CCNI attend lui aussi plus de données de l'étude anglaise sur l'interchangeabilité des vaccins avant de formuler ses recommandations.

Or, la ministre de la Santé Christine Elliott a confirmé que des milliers de doses du vaccin d'AstraZeneca actuellement entreposées en Ontario seront périmées à la fin du mois. La province doit aussi recevoir plus de 250 000 doses supplémentaires d'AstraZeneca ce mois-ci.

L'Agence de la santé publique du Canada n'a pas voulu préciser quand le CCNI publiera ses recommandations : Une fois les données [du Royaume-Uni] disponibles, l'Agence de la santé publique du Canada examinera les données et demandera conseil auprès du Comité consultatif national de l'immunisation sur les recommandations pour la deuxième dose pour ceux qui ont reçu une première dose du vaccin AstraZeneca.

L'Agence note que l'intervalle recommandé par le fabricant entre les deux doses d'AstraZeneca est de 12 semaines.

En général, les séries de vaccins sont complétées avec le même vaccin, mais dans certains cas, elles peuvent être complétées par un autre. De plus, il est possible que l'utilisation d'un type de vaccin différent entraîne une réponse immunitaire plus importante, offrant une protection plus large contre le COVID-19, indique l'Agence de la santé publique du Canada.

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