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Les policiers seraient moins susceptibles d'être condamnés pour agression sexuelle

Ashley MacDonald pose devant un panneau sur lequel est écrit : #supportforjanedoe thank you we believe survivors.

Elle-même survivante d'agression sexuelle, Ashley MacDonald a recueilli des fonds pour louer les panneaux d'affichage.

Photo : The Canadian Press / Paul Daly

La Presse canadienne

Onze panneaux publicitaires dans la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador affichaient lundi des messages de soutien à la plaignante dans une affaire d'agression sexuelle impliquant un agent de la police provinciale.

Carl Douglas Snelgrove, de la Royal Newfoundland Constabulary, a été reconnu coupable samedi, par un jury, d'avoir agressé sexuellement une femme, chez elle, alors qu'il était en service en 2014.

Des manifestantes ont brandi des affiches devant l'édifice de la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador samedi.

Des manifestantes ont brandi des affiches devant l'édifice de la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador samedi.

Photo : The Canadian Press / Sarah Smellie

Elle-même survivante d'agression sexuelle, Ashley MacDonald a recueilli des fonds pour louer les panneaux d'affichage et dit avoir été très surprise, mais soulagée, du verdict de culpabilité prononcé contre un policier.

Des policiers moins souvent reconnus coupables selon une chercheuse

Danielle McNabb, chercheuse à l'Université Queen's, en Ontario, comprend le choc de Mme MacDonald. Car bien que les données soient rares, les chiffres disponibles indiquent que les policiers sont moins susceptibles que les civils d'être condamnés pour agression sexuelle, estime-t-elle.

La professeure McNabb dit avoir examiné 159 dossiers sur lesquels s'était penchée la police des polices en Ontario de 2005 à 2020 : elle a constaté que de tous les cas où les policiers se sont retrouvés devant un tribunal, ce sont les suspects d'agression sexuelle qui étaient les plus susceptibles d'être acquittés.

Par contre, Mme McNabb souligne que les policiers qui ont été reconnus coupables d'agression sexuelle ont écopé de peines plus sévères que les civils, parce que les juges ont pris en compte l'abus de pouvoir dans l'agression.

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