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La pêche aux crevettes ralentie en raison d'une mésentente sur le prix

Bateaux de pêche au quai de Matane

Les bateaux de pêche de Matane restent à quai. (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Talbot-Hamon

Radio-Canada

L’incertitude plane sur la saison de la pêche à la crevette en Gaspésie alors que deux usines de transformation refusent de traiter la crevette au prix qui a été fixé.

La semaine dernière, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) donnait gain de cause aux pêcheurs de crevettes assujettis à un plan conjoint.

Selon ce plan, les pêcheurs doivent toucher, jusqu'au 30 juin, 1,48 $ la livre pour la grosse crevette, 1,15 $ pour la moyenne et 0,96 $ pour la petite.

L’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP), qui représente les transformateurs, offrait beaucoup moins, soit 0,97 $ la livre pour la grosse crevette, 0,89 $ pour la moyenne et 0,78 $ pour la petite.

Une seule usine, Crevette du Nord Atlantique, à L’Anse-au-Griffon, se plie à la décision de la régie.

Les deux autres, soit Pêcheries Marinard, à Rivière-au-Renard, et Fruits de mer de l’Est-du-Québec, à Matane, refusent de transformer la crevette dans ce contexte, du moins pour l’instant.

Devant le refus des propriétaires d'usines, plusieurs pêcheurs de la région devront attendre avant de prendre la mer, indique le directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de Gaspé, Patrice Element.

À partir du moment où les transformateurs ne veulent pas prendre la crevette au prix établi par la régie, un prix que nous considérons comme juste vu les conditions actuelles sur le marché, tout ce qu’on peut faire, c’est d’attendre qu’ils l’acceptent.

Une citation de :Patrice Element, directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de Gaspé,
Patrice Element, directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de la ville de Gaspé

Patrice Element, directeur de l'Office des pêcheurs de crevettes de la ville de Gaspé (archives)

Photo : Radio-Canada

L’an dernier, le prix arrêté par la RMAAQ était de 1,20 $ la livre pour la grosse crevette. Un prix particulièrement bas, comparativement aux deux années précédentes, que Patrice Element attribue au contexte incertain de la pandémie.

À pareille date, l’an dernier, on se demandait même si on pourrait pêcher. Par contre, force est de constater que le marché a beaucoup mieux fonctionné que ce qu’on pensait, relate-t-il.

Selon Patrice Element, bien que la pandémie soit encore en cours, la situation semble suffisamment stable pour croire que la saison de pêche et les commandes des principaux acheteurs des usines de transformation se portent bien cette année.

C’est possible pour les transformateurs de payer plus que ce qu’ils ont pu payer l’an dernier , avance-t-il.

L'AQIP doit réagir mardi.

Avec les informations de Bruno Lelièvre

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