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C'est la pandémie qui mène le bal, encore cette année

Les robes et les smokings resteront encore au placard.

Série de photos comprenant une photo de souliers de bal, une photo de Sophie Lambert, finissante de 18 ans portant sa robe de bal et un masque et une photo de bijoux.

Élève de 12e année, Sophie Lambert affirme qu’il y a peu de chance qu’elle puisse enfiler sa robe et ses accessoires de bal cette année pour célébrer en compagnie des 17 autres finissants de sa cohorte.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Camille Kasisi-Monet

Pour une deuxième année consécutive, les bals de fin d’année seront annulés ou reportés par la plupart des divisions scolaires du Manitoba, au grand désarroi de nombreux finissants. Des élèves de 12e année rencontrés sont déçus, mais comptent tout de même célébrer à leur façon.

Janique Balcaen voudrait pouvoir serrer ses camarades de classe une dernière fois avant de partir étudier à l’université en Colombie-Britannique.

Une élève de 12e année tient sa robe de bal et porte un masque assorti.

À 17 ans, Janique Balcaen termine ses études secondaires à l’Académie St. Mary’s. Il n'y aura pas de bal pour qu'elle puisse porter la robe et les souliers qu'elle a achetés en octobre.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

La finissante de 17 ans à l’Académie St. Mary’s, Janique Balcaen, a acheté sa robe et ses souliers de bal en octobre. Elle s’était aussi procuré un masque fabriqué avec le même tissu que sa robe, pour être en mesure de respecter les consignes sanitaires, si la fête de fin du secondaire devait avoir lieu.

Bien qu’elle soit optimiste de nature, Janique a peu d’espoir de prendre part à la célébration tant attendue cette année.

C'est tellement triste de ne pas pouvoir participer à notre bal de finissantes. Mes amies et moi, on planifie cette soirée depuis qu'on est petites!

Une citation de :Janique Balcaen, élève de 12e année à l'Académie St. Mary's à Winnipeg

La finissante espère tout de même pouvoir enfiler sa robe cet été pour souligner la fin de son secondaire avec ses amies. Dès que les restrictions sanitaires le permettront, Janique organisera une session de photos avec des camarades de classe.

Incertitudes à travers la province

Le scénario est similaire pour la Malouine Sophie Lambert. La finissante de 18 ans à l’École Héritage Immersion est déçue que ses plans de célébration de fin d’études soient bouleversés par la troisième vague de COVID-19 qui frappe le Manitoba.

Mes amies et moi avons toutes choisi nos robes pour le bal cet automne. Nous avons même créé un compte Instagram pour comparer nos modèles de robes choisies. On en parle depuis tellement longtemps.

Une citation de :Sophie Lambert, élève de 12e année à l'École Héritage Immersion à Saint-Malo

Sophie compte tout de même marquer le coup en organisant une réunion au cours de laquelle tout le monde pourrait porter sa robe ou son complet à l’extérieur, sur un grand terrain.

Élève de 12e année portant une robe de bal et un masque dans un magasin de robes.

Sophie Lambert et ses amies finissantes ont créé un compte Instagram pour partager leur robe de bal et se donner des conseils.

Photo : Radio-Canada / Sophie Lambert

De son côté, le père de Sophie, François Lambert, fait partie du comité de parents qui organise le bal des finissants de l'école. Tout est déjà planifié et réservé pour le bal de fin d’année, c’est le plan A, selon M. Lambert.

L’église est déjà réservée pour la remise des diplômes, de même que le restaurant où les finissants souperont, accompagnés de leurs invités. Même la fête d’après-bal est planifiée, pour que les jeunes puissent s’amuser dans une ferme du coin.

Il indique que les scénarios pour un plan B sont en cours d'élaboration.

François Lambert à l'extérieur.

« Le plan B, on ne sait pas encore de quoi il va avoir l’air, mais on tient vraiment à souligner cette étape importante dans la vie de nos jeunes », affirme François Lambert, le père de Sophie.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

De son côté, l'élève de 12e année du Centre scolaire Léo-Remillard, Colin Bazin, est philosophe et préfère demeurer optimiste.

Colin Bazin à l'extérieur.

Colin Bazin, élève en 12e année au Centre scolaire Léo-Rémillard, s’attendait à ce que son bal de finissants soit annulé cette année en raison des restrictions sanitaires imposées au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Camille Kasisi-Monet

Le jeune homme de 18 ans a décidé de repousser l’achat de son smoking. Si jamais une soirée de bal a lieu, il portera simplement des habits qu’il possède.

Je trouve ça déprimant que notre année se termine sans bal, dit-il. Ce qui va être le plus triste, c’est de manquer le côté social et rassembleur du bal de fin d’année. On a peu vu nos amis cette année.

Et là, on ne pourra pas non plus célébrer une dernière fois avant de prendre des chemins différents.

Une citation de :Colin Bazin, élève du Centre scolaire Léo-Rémillard

Colin demeure toutefois résilient. Il mentionne que dans le pire des cas, les cérémonies pourront au moins se dérouler virtuellement.

Souligner le départ des élèves en plein pandémie

Le directeur général adjoint responsable des services éducatifs de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), René Déquier, pense, lui, à la protection des élèves avant les célébrations. Il mentionne qu’il est très peu probable que les jeunes puissent participer à un bal de finissants cette année, mais qu’au moins, les collations de grades pourront probablement avoir lieu.

L'avantage cette année, c’est qu’on a pu effectuer différents essais et on a vu ce qu'il était possible de réaliser d’une école à l’autre. Par contre, de nouvelles restrictions ont été imposées dernièrement. On sera peut-être limité comparativement aux stratégies utilisées l’an passé, affirme René Déquier.

Peu importe la situation sanitaire, c'est important de souligner ce chapitre pour les finissants, qu’ils puissent se mettre beau, en présentiel ou en virtuel.

Une citation de :René Déquier, directeur général adjoint à la DSFM
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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