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Bagarre fatale au Cinéma L’Amour : l'accusé subit son procès

Victorio Reno Pereira, de dos, au palais de justice.

L'accusé, Victorio Reno Pereira

Photo : Radio-Canada

Un Montréalais de 44 ans est jugé pour l’homicide involontaire d’un spectateur du Cinéma L’Amour lors d’une bagarre survenue en juin 2018 dans l’institution mythique du boulevard Saint-Laurent.

Rarement un procès permet-il une incursion aussi inhabituelle dans l’intimité des adeptes d’un cinéma érotique. Échangisme, voyeurisme, exhibitionnisme… Il n’y avait aucun tabou le 25 juin 2018 lors d’une soirée en apparence tranquille au Cinéma L’Amour, selon les témoignages de deux habitués, lundi, au palais de justice de Montréal.

L’accusé, Victorio Reno Pereira, s’y est présenté en compagnie de sa femme. Alors qu’un film érotique était projeté sur un grand écran, le couple aurait eu des rapports intimes, à l’arrière de la salle, au vu et au su de tous. Huit ou neuf hommes se seraient approchés pour les regarder, témoigne un spectateur devant le tribunal, dont le nom fictif sera Maxime. Souvent, c’est du voyeurisme. On regarde le spectacle, explique un habitué sexagénaire, que nous appellerons Paul.

L’un des hommes, Juan Hernandez Cortez, 59 ans, aurait alors fait un geste vers la femme pour participer à l’acte sexuel. Il tente avec ses mains de l’amener vers lui en la prenant par le bassin, raconte Paul.

L’accusé lui aurait dit non, mais la victime aurait tenté une deuxième approche.

Il y a un code de conduite, selon Paul. Quand un couple dit non, c’est non. Il n’aurait pas dû refaire le geste; pour moi, c’est de l’entêtement.

Un jab au visage

Victorio Reno Pereira, portant un masque et des lunettes de soleil, sort d'une salle au palais de justice, tandis qu'on voit son avocate dans le corridor.

Victorio Reno Pereira est représenté par les avocats Jeffrey Boro et Victoria Nix (sur la photo).

Photo : Radio-Canada

Une bousculade s’en serait suivie, au cours de laquelle les deux hommes se seraient poussés.

Dès les premiers coups, nous, les hommes autour, on leur a dit d’arrêter l’altercation, affirme Paul. J’ai essayé de les séparer, soutient Maxime, qui témoigne que M. Cortez semblait très ivre.

Après quelques secondes, Victorio Reno Pereira aurait décoché un jab au visage de Juan Hernandez Cortez. La victime a culbuté sur les bancs et je l’ai entendue tomber par terre, se rappelle Maxime. M. Cortez semblait inconscient.

L’accusé a regardé par terre et il est parti en courant avec sa conjointe, selon le jeune homme, qui aurait demandé à une employée du cinéma d’appeler les secours.

Juan Hernandez Cortez a été transporté à l’hôpital et il est mort près de deux semaines plus tard, le 8 juillet 2018.

L’accusé a rencontré les policiers pour la première fois le 10 août 2018. Signe que l’enquête était complexe, il a été accusé plus de deux mois plus tard. Il est en liberté pendant son procès qui se poursuit mardi devant la juge Flavia K. Longo de la Cour du Québec. La poursuite est représentée par les procureurs Jasmine Guillaume et Jérôme Laflamme. La défense est assurée par les avocats Jeffrey Boro et Victoria Nix.

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