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Une deuxième année difficile pour le recrutement d'étudiants étrangers

L'extérieur du pavillon principal du Cégep de Jonquière.

Le Cégep de Jonquière accueille des étudiants étrangers.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

Le recrutement d’étudiants étrangers pour la prochaine année scolaire s’annonce aussi complexe que l’an dernier pour les cégeps de la région, ce qui provoque bien des inquiétudes.

En raison de la troisième vague de COVID-19, les départements français ont fermé temporairement certains services qui permettent aux étudiants de venir au Canada. Qui dit moins d’étudiants étrangers dit nécessairement moins d’argent dans les coffres des établissements d'enseignement.

La pandémie a fait perdre au Cégep de Chicoutimi environ le tiers des nouveaux arrivants qu'il accueillait chaque année. L'an dernier ils étaient autour de 60 inscrits en première année plutôt qu'une centaine. Le Cégep de Chicoutimi compte environ 2000 étudiants.

Oui on est inquiet. Oui, on souhaiterait qu'ils viennent tous parce qu'on fait beaucoup d'efforts pour les recruter. On en a besoin et on les aime. Ça amène aussi une belle diversité dans nos programmes.

Une citation de :Christian Tremblay, directeur des études, Cégep de Chicoutimi

Le Cégep de Saint-Félicien a reçu plus du tiers d’étudiants étrangers de première année en moins l’an dernier (68 comparativement à 110 précédemment). Le Cégep de Jonquière a perdu la moitié de sa clientèle internationale (75 sur 150).

De part et d’autre, des craintes subsistent, d’autant que des étudiants désireux de venir au Canada en septembre n'arrivent pas à obtenir certains documents requis avant la date limite du 15 mai. Les tests biométriques sont impératifs à l’obtention d’une autorisation, mais ces bureaux sont fermés en France.

Le Collège d’Alma prévoyait 114 nouvelles admissions pour l’automne, mais à peine 34 de ces étudiants étrangers tant attendus ont pu fournir leurs documents à temps. Le porte-parole, Frédéric Tremblay, reconnaît que la situation pourrait freiner le développement de la clientèle étrangère.

Un équilibre fragile

Grâce à l’aide de Québec, les cégeps devraient terminer le présent exercice avec un équilibre financier. Les choses risquent toutefois de se corser pour le prochain budget, sans la présence de la clientèle internationale.

Des enseignants précaires qu'on n’embauchera pas. Des enseignants qui vont avoir des tâches un peu plus lourdes parce qu'ils devront se répartir des cours à moins de personnel , cite Christian Tremblay à titre d’exemples des répercussions pressenties.

L’UQAC demeure confiante

La vice-rectrice aux affaires administratives de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Dominique Biron, rappelle que l’obtention de financement pour chaque étudiant étranger est tributaire de sa présence sur le campus.

À l'UQAC, où étudient 5000 personnes, cette catégorie d’étudiants représente 3 millions de dollars en revenus sur un budget global de 122 millions de dollars. La moitié d'entre eux ne se sont pas présentés au cours de la dernière année.

On a retrouvé des partenariats qui sont déjà là, on a des inscriptions qui sont significatives. On a mis des programmes de bourses à l'admission. On pense qu'on va les retrouver (les étudiants étrangers). On n'est pas dans une situation où on est inquiet , conclut Dominique Biron.

D'après un reportage de Gilles Munger

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