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Les travailleurs de la santé menacent d’une grève début juin

Des manifestants portant des drapeaux dans la rue.

Les travailleurs de la santé ont manifesté, lundi, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Radio-Canada

Des membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont manifesté, lundi, à Gatineau. Ils dénoncent la lenteur des négociations avec le gouvernement et menacent d’une grève début juin.

On se démène depuis au-dessus d’un an. On fait des heures de fou. On est en contact avec le virus continuellement. On a comme l’impression qu’il y a un manque de reconnaissance. Le gouvernement ne reconnaît pas ce qu’on fait. Il se fout un peu de nous autres, lance Alain Smolynecky employé d’entretien aux bâtiments du CHSLD La Petite Nation, à Saint-André-Avellin.

Ce lundi, M. Smolynecky faisait partie des travailleurs de la santé ayant mené de nouveaux coups d’éclat à travers la province, à l’appel de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Des manifestants portant des drapeaux au bord de la rue.

Les travailleurs de la santé ont manifesté, lundi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

À Gatineau, lui et d’autres travailleurs de la santé ont ralenti la circulation à l’intersection du boulevard des Allumettières et de la bretelle d’accès à l’autoroute 50 près du Centre Robert Guertin. Leur message : ce qui se passe aux tables de négociation n’a rien à voir avec ce que le gouvernement en dit.

J’ai entendu M. Legault dire que sa patience avait des limites. Disons que les travailleuses et travailleurs du réseau public, après l’année qu’on a vécue, nous sommes encore plus impatients que lui d’améliorer nos conditions de travail. Depuis plus d’un an, on présente nos solutions aux représentants du gouvernement aux tables de négociation, qu’on propose des alternatives, mais le gouvernement les ignore , déclare la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais – CSN, Josée McMillan, par voie de communiqué.

Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2020 et les négociations sont toujours en cours.

Augmentation salariale

La CSN demande une augmentation de 2 $ l’heure, pour 2020 et de 0,75 $ l’heure pour 2021 et 2022. Et pour l’heure, la proposition du gouvernement ne lui convient pas. Le syndicat dénonce que le gouvernement ne présente pas les mêmes offres à la table de négociations que sur la scène publique.

Il ne nous offre pas des augmentations de 8 % sur 3 ans, mais bien de 5 % seulement. Il n’offre pas un redressement salarial de 23 % aux préposés aux bénéficiaires (PAB) et aux auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), mais plutôt des primes pour certains PAB, et ce, uniquement en CHSLD, dénonce le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais – CSN, Alfonso Ibarra Ramirez, dans le communiqué.

On est très loin du coup de barre nécessaire dans ce réseau.

Une citation de :Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais – CSN

La FSSSCSN qui représente plus de 110 000 salariés du réseau public rappelle que depuis quelques jours, elle détient le mandat d’exercer la grève, et ce, jusqu’à une durée illimitée si nécessaire.

Si cela s’avère nécessaire, elle menace d’y avoir recours au début du mois de juin, peut-on lire dans son communiqué.

La balle est dans le camp du gouvernement, selon le syndicat

Pour la FSSSCSN, la balle est aujourd’hui dans le camp du gouvernement. Un gouvernement qui pourrait être tenté d’imposer une loi spéciale, ce que Mme MacMillan dénonce vigoureusement, en entrevue.

S’il nous impose un décret, c’est un ministre qui ne mérite aucun respect de la population. Ça fait un an qu’on tient le réseau au bout de nos bras et je pense qu’il est temps qu’il nous récompense.

Joint par ICI Ottawa-Gatineau, le bureau de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, indique ne pas vouloir commenter les actions menées par les syndicats. Le gouvernement souhaite une entente le plus vite possible, indique le bureau de Mme LeBel, invitant les syndicats à poursuivre les discussions aux tables de négociations.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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