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La saison des Raptors minée par la COVID-19

Pascal Siakam et Fred VanVleet échangent des mots avec les officiels lors d'un arrêt de jeu.

Pascal Siakam et Fred VanVleet.

Photo : Associated Press / Carlos Osorio

Le cauchemar est enfin terminé pour les Raptors de Toronto.

L'équipe a essuyé un 45e revers à son dernier match de la saison, dimanche, pour signer son pire résultat depuis 2013. La faute serait attribuable en partie à l'éclosion de COVID-19 qui a touché l'équipe à la fin février, selon l'entraîneur-chef Nick Nurse.

Nous jouions du bon basketball jusqu'à ce que la COVID nous frappe et à partir de là, c'est devenu incontrôlable et on n'a pas pu s'en remettre, a indiqué Nurse lors de sa dernière conférence de presse de la saison, lundi.

Les Raptors avaient mal entamé la saison, ne gagnant que deux de leurs 10 premiers matchs, mais ils se sont repris, jusqu'à pointer au quatrième rang de l'Association de l'Est avec une victoire aux dépens des Rockets de Houston le 26 février. Ce jour-là, Nurse, cinq de ses adjoints et le joueur vedette Pascal Siakam ont été écartés de l'équipe en raison des protocoles sanitaires de la NBA. Ce fut le début de la fin pour Toronto.

Les absences se sont multipliées en mars et même lorsqu'ils sont revenus au jeu, Siakam, Fred VanVleet et OG Anunoby, pour ne nommer que ceux-là, ne se disaient pas au sommet de leur forme. Toronto a conclu le mois de mars avec 1 victoire en 14 matchs, un record de médiocrité qui a relégué l'équipe au 11e rang dans l'Est.

Je pense qu'on était vraiment en montée spéciale. On commençait à se retrouver, puis après perdre tous ces gars-là – Pascal, Fred, OG – ça n'a définitivement pas aidé, a évalué le Montréalais Chris Boucher dimanche.

On a eu nos chances, mais on a eu beaucoup d'obstacles : les blessures, [la] COVID et le [calendrier] était aussi un peu plus dur. Il y a beaucoup de choses qui n'étaient pas en notre faveur.

Si on peut trouver le positif de cette saison, c'est peut-être l'amélioration de certains gars, mais en général, la COVID a définitivement affecté notre saison.

Une citation de :Chris Boucher, ailier fort

Somme toute, l'équipe garde le moral puisque l'avenir lui parait plus rose.

Je ne pense pas qu'on soit à un million de milles [d'où nous souhaitons être], a souligné Nick Nurse. Même avec la moitié de notre formation à la fin de la saison, on sentait qu'on donnait du fil à retordre aux meilleures équipes de la ligue.

Le Camerounais Pascal Siakam abonde dans le même sens : Ne pas avoir le résultat qu'on voulait, bien sûr, c'est décevant, mais pour nous, je pense, le focus c'est juste de continuer, repartir à la base, voir ce qu'on n'a pas fait de bien et essayer de le rectifier.

Les Raptors ont dû déménager aux États-Unis pour prendre part à la saison en raison de la fermeture de la frontière canado-américaine. Ils espèrent être de retour à Toronto la saison prochaine, si la situation en Ontario et au Canada le permet.

Les yeux tournés vers Kyle Lowry et Masai Ujiri

Kyle Lowry serre la main de son coéquipier Fred VanVleet lors d'un match.

Kyle Lowry a conclu sa 9e saison dans l'uniforme des Raptors de Toronto.

Photo : Associated Press / Frank Franklin II

Les Raptors de Toronto ne perdront pas de temps à pleurer leur saison 2020-2021. La besogne appelle déjà puisque plusieurs dossiers importants devront être traités lors de la saison morte.

Après avoir perdu les services de Kawhi Leonard et Danny Green en 2019 et ceux de Serge Ibaka et Marc Gasol en 2020, l'équipe pourrait essuyer des pertes encore pires cet été. Kyle Lowry, qui est considéré le cœur et l’âme des Raptors, et le président Masai Ujiri, architecte de l’équipe championne de 2019, pourraient tous deux quitter cet été. Leur contrat respectif arrive à échéance et ils auront le plein contrôle sur la suite de leur carrière.

L'impact de leur potentiel départ n'échappe pas aux joueurs.

Kyle Lowry est évidemment le meilleur Raptor de tous les temps, et le numéro 2 est probablement Masai à cause de ce qu'il signifie (pour l'organisation et les joueurs) et son leadership, a résumé Fred VanVleet. Les contrats sont ce qu'ils sont. Il faut négocier. On verra ce qui se produira, mais espérons qu'il soit de retour.

Lowry fera le bilan de sa neuvième saison avec les Raptors mardi alors qu'Ujiri rencontrera la presse mercredi.

Gary Trent fils et le Montréalais Khem Birch, qui deviendront aussi joueurs autonomes cet été, ont tous les deux signalé leur intérêt pour un retour avec les Raptors lors de leur rencontre respective avec les journalistes dimanche.

Un repêchage important à venir

Les Raptors n'auront pas seulement à négocier des contrats. Ils auront aussi beaucoup de travail à faire en marge du repêchage de la NBA à la fin juillet.

Puisque l'équipe a présenté le 7e pire dossier de la NBA en 2020-2021, Toronto a 32% de chances de parler dans le top 4 et choisira au pire au 11e échelon. L'ordre de sélection sera décidé par une loterie le 22 juin.

Les Raptors ont officiellement 7,5% de probabilité de pouvoir sélectionner Cade Cunningham, qui est pressenti comme le tout premier choix de cet encan 2021.

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