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Vers une vague de fermetures d'églises dans le Diocèse de Rimouski

Ce sera aux paroissiens à faire des choix douloureux.

Église Notre-Dame-de-Lourdes à Mont-Joli

Église Notre-Dame-de-Lourdes à Mont-Joli

Photo : Radio-Canada

Dès l'automne, des comités spéciaux seront formés partout dans le diocèse pour déterminer quelles églises devront être sacrifiées pour permettre d'en maintenir d'autres ouvertes. Cette étape délicate et émotive pourrait prendre jusqu'à deux ans.

On retrouve actuellement 89 églises consacrées dans le diocèse, un nombre beaucoup trop élevé, croit le vicaire général Guy Lagacé. Le bras droit de Mgr Denis Grondin s'attend à ce qu'au moins la moitié des églises actuelles soient fermées à court ou moyen terme.

Le plan A demeurera la vente, mais il y a des églises qui devront être détruites, lance Guy Lagacé. D'ailleurs, depuis quelques années, le Diocèse de Rimouski suggère aux Fabriques de mettre de côté 30 000 $ si jamais la démolition devenait la seule option envisageable. Vous savez, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on réfléchit à l'avenir des églises, ajoute le vicaire général.

Guy Lagacé est assis à l'extérieur, lors d'une entrevue.

Guy Lagacé, vicaire général du Diocèse de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Par contre, ce n'est pas l'Archevêché qui fera ces choix difficiles. Chaque secteur diocésain, il y en a 22, devra prendre ses propres décisions. Faut arrêter de penser que c'est le diocèse qui va décider de tout, mentionne Guy Lagacé. À une nuance près, l'évêque pourra trancher en l'absence de consensus.

Dès septembre donc, chaque secteur devra mettre sur pied un comité pour l'avenir des églises de son territoire.

Normalement, on retrouve quatre temples par secteurs. On peut donc penser, sans que cela soit une règle absolue, qu'il en restera un maximum de deux au terme de l'exercice dans environ deux ans.

Une carte situe les églises d'un premier secteur regroupant celles de Sainte-Flavie, Mont-Joli, Saint-Joseph-de-Lepage et de Sainte-Angèle-de-Mérici ainsi que celles d'un deuxième secteur, avec celles de Price, Saint-Octave-de-Métis, Padoue et Métis-sur-Mer.

Exemple de deux des 22 secteurs du Diocèse de Rimouski. On retrouve quatre églises dans chaque secteur. Un comité devra donc décider quelles sont les églises qui seront conservées et lesquelles seront vendues ou démolies.

Photo : Radio-Canada

Fermer une église là... [Pour] les paroissiens et le monde qui croit, je pense à ce monde-là, ça va être la tristesse, croit le président de la Fabrique Saint-Rémi-de-Métis (Price), Daniel Jean, qui siégera d'office sur le comité sur l'avenir des églises du secteur Basse-Métis.

une église

Église de Price.

Photo : Radio-Canada

Pour aider monsieur Jean et les autres, le Diocèse entend établir des critères pour déterminer quelles églises doivent être conservées. Évidemment, le critère financier sera déterminant, mais ce ne sera pas le seul, précise Guy Lagacé. Il y a le critère administratif, mais il y a le critère aussi de communauté chrétienne.

Le vicaire général est bien conscient que la fermeture d'églises touche une corde sensible et émotive.

Mais ce n'est pas avec des souvenirs d'enfance qu'on va garder une église ouverte.

Une citation de :Guy Lagacé, vicaire général, diocèse de Rimouski

Le bras droit de Mgr Grondin précise que toute cette démarche aurait été initiée plus tôt, n'eût été la pandémie.

Mont-Joli, un temple en danger?

une église

Église Notre-Dame-de-Lourdes, Mont-Joli

Photo : Radio-Canada

À Mont-Joli, un comité de sauvegarde de l'église Notre-Dame-de-Lourdes est en voie d'être créé. Le bâtiment construit en 1925 trône sur le mont Joli en plein cœur de la Ville, mais malgré son allure distincte, l'église aurait besoin d'importantes réparations, selon nos informations.

Est-ce que Notre-Dame-de-Lourdes pourrait être sacrifiée au profit de l'église de la paroisse mère, soit celle de Sainte-Flavie? Cette dernière avait dû être reconstruite après un incendie, elle est plus récente et plus modeste que la grande église Notre-Dame-de-Lourdes, donc moins cher à entretenir.

De penser un jour qu'elle serait démolie, c'est inimaginable, dit le maire Martin Soucy qui ne veut pas non plus d'une saga à la sauce cathédrale de Rimouski.

Mais le maire reste prudent quand on lui demande si la Ville pense devenir propriétaire de l'église. Une décision pareille doit être sans émotion, tranche l'élu.

Certaines municipalités comme Saint-Valérien ou Lac-au-Saumon ont décidé de transformer leur église en centre communautaire. D'autres églises ont été converties en logements, comme celles des quartiers Nazareth et Sainte-Odile, à Rimouski.

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