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Deuxième mobilisation des restaurateurs contre la fermeture des salles à manger

Un groupe de gens réunis.

Les restaurateurs se sont réunis une deuxième fois pour dénoncer la fermeture de leur salle à manger.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada

Les restaurateurs de Sherbrooke haussent le ton face aux restrictions associées à la COVID-19. Pour une deuxième fois, ils se sont rassemblés pour réclamer la réouverture de leur salle à manger.

Le groupe N'accroche pas ton tablier, initiative de trois restauratrices de Sherbrooke, prend de l'ampleur. Des dizaines de personnes, qu'elles soient propriétaires ou travailleuses dans la restauration, se sont réunies lundi matin au centre-ville de Sherbrooke pour contester les mesures de la zone rouge et signifier leur ras-le-bol.

Le fond du débat, c'est le traitement qui nous est réservé comme restaurateurs depuis 14 mois dans cette lutte contre la pandémie, s'exclame Annie Faucher, propriétaire du Liverpool.

Nous ne sommes pas des contaminateurs. Il faut réouvrir nos salles à manger.

Une citation de :Annie Faucher, propriétaire du Liverpool

Le restaurateur Denis Véniza abonde dans le même sens. J'étais dans un magasin [à] grande surface, et c'est une fourmilière humaine, renchérit-il. Je me dis : je suis propriétaire d'un petit restaurateur, il y 18 places à l'intérieur, il y a des panneaux de plexiglas, on a du gel. Je trouve cela désolant. On passe pour les méchants garnements.

Lueur d'espoir pour la zone orange

S'ils ont espoir d'un retour en zone orange en raison des bilans quotidiens, qui montrent une tendance des nouvelles infections à la baisse, les restaurateurs souhaitent également que leur situation soit davantage prise en considération à l'avenir.

Si on retombe en rouge dans un mois, il ne faut plus qu'on ait ce traitement-là, martèle Annie Faucher.

Trois femmes debout devant une sculpture.

Les trois instigatrices du mouvement ont pris la parole devant un groupe de restaurateurs.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

De son côté, le maire de Sherbrooke assure faire pression auprès de Québec.

Ces gens-là ont investi des sommes considérables dans la transformation de leur restaurant, pour s'équiper afin de répondre aux normes sanitaires, soutient Steve Lussier. Il n'y a aucune raison aujourd'hui pour qu'on ne réouvre pas les restaurants.

La députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, croit pour sa part que le gouvernement doit mieux expliquer ses décisions.

Ce n'est pas évident, la logique, actuellement. L'incohérence de certaines mesures... je les comprends de ne pas comprendre les mesures. Cela les met dans une situation précaire.

Les restaurateurs espèrent que, cette fois-ci, ils seront entendus et que le plan de déconfinement, attendu demain, leur sera favorable.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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