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Des employés de la santé évaluent les possibilités de déclencher une grève

Des manifestants tiennent des pancartes devant l'hôpital.

Les membres du FSSS-CSN annoncent entreprendre des préparatifs pour une grève en juin si nécessaire.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Des travailleurs de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN ont ralenti la circulation devant l'hôpital de Rouyn-Noranda lundi en avant-midi pour annoncer que le syndicat entame des préparations pour une grève en juin.

Leur convention collective est échue depuis plus d'un an et les négociations sont toujours en cours.

Cependant, le syndicat déplore que le gouvernement ne présente pas les mêmes offres à la table de négociations que sur la scène publique, comme l’indique la présidente du syndicat régional pour les employés de soutien Mélissa Michaud.

Présentement, ce qu'il offre aux salariés publiquement, il ne l'a jamais mis sur la table de négociations. Donc, on s'attend à ce qu’il bouge, qu'il s'active et qu’il nous offre des offres raisonnables. On pourrait enfin aller voir nos membres et dire "Est-ce que ça vous satisfait?". Il faut s'approcher de nos demandes, du montant fixe, beaucoup plus que 40 sous, on mérite plus que 40 sous, affirme Mélissa Michaud en parlant de l’augmentation salariale.

Mélissa Michaud pose pour la caméra sur le trottoir.

Mélissa Michaud, présidente du syndicat régional de la catégorie 2 pour le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, soit les employés de soutien

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Possible grève en juin

Si une grève devait être déclenchée en juin, Mélissa Michaud précise que certains salariés feront la grève 60% de leur journée de travail, et ceux en contact direct avec les patients feront la grève 10% de leur quart de travail.

Il y a de petites tâches qui ne seront pas faites. Je vais vous donner des exemples, je ne dis pas que c'est nécessairement ça qui va se faire. On pourrait dire aujourd’hui c’est la grève, on n’habille pas les clients, on fait juste les laver et on les laisse en pyjama. Ça pourrait être une des choses. On va s’assurer qu’ils mangent, qu’ils boivent, qu’ils s’hydratent et toutes ces choses-là, précise Mélissa Michaud.

Le syndicat dénonce le fait que le gouvernement offre une augmentation salariale de 5 % pour sur trois ans.

Mélissa Labrecque, préposée auxiliaire à domicile dans le secteur d’Amos, pense qu'un salaire plus élevé attirerait davantage de travailleurs et permettrait donc d’accorder plus de temps aux patients.

Quand on n'est pas d'ici, qu'on est d'une agence souvent on ne connaît pas nos clients. En ce moment, on est tellement à la course qu'on n'a plus le temps d'être humain. C'est pour attirer les gens et qu'on ait le temps d'être humain, vraiment.

Une citation de :Mélissa Labrecque

Le Conseil du trésor n'accordera pas d'entrevue. Il rappelle que les syndicats ont été rencontrés à Montréal il y a deux semaines pour accélérer les négociations et souhaite les poursuivre.

Roxanne Brassard, préposée aux bénéficiaires en CHSLD à Ville-Marie, estime que le gouvernement ne présente pas une offre raisonnable.

Quand on regarde l'offre qu’il nous donne, ça donne 22,80 $ de l’heure, quand en fait à la télé il proclame qu’il va offrir 26 $ de l’heure. On est loin de son 26 $ de l'heure promis depuis le début de la pandémie. Donc c’est une autre des raisons pour lesquelles on est ici aujourd'hui, lance-t-elle.

Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2020.

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