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Toronto déstabilisée par le changement de stratégie vaccinale

Des Torontois reçoivent leur vaccin contre la COVID dans des isoloirs à une clinique aménagée au centre de distribution alimentaire Ontario Food Terminal.

Toronto a annoncé que 60 % d'adultes de 18 ans et plus ont reçu leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Le maire de Toronto a déploré lundi matin que le retour à la vaccination proportionnelle et l’ouverture dès mardi de la vaccination aux 18 ans et plus dans la province pénalisent les efforts déployés pour immuniser la population dans les points chauds de la COVID-19.

John Tory a réagi à l’annonce faite quelques minutes plus tôt par le gouvernement ontarien, selon laquelle le bassin de population admissible s’élargit aux 18 ans et plus, alors qu’il était limité jusqu’ici aux plus de 40 ans.

Dans le même temps, la stratégie de distribution de la province a changé et ne favorise plus la vaccination accélérée dans les zones sensibles de la COVID-19. En conséquence, Toronto s'attend à recevoir moins de doses que précédemment.

Je pense qu'il est assez évident que la capacité en matière de disponibilité des vaccins [...] ne correspondra probablement pas au nombre de personnes qui cherchent à se faire vacciner.

Une citation de :John Tory, maire de Toronto

Lundi marque la fin du programme d’une durée de deux semaines d’allocation supplémentaire de doses pour les zones sensibles (notamment à Toronto, Peel et Hamilton) qui ont reçu 50 % des vaccins disponibles de la province.

Ainsi, les 9 cliniques municipales ont injecté 98 000 doses au cours de la semaine dernière. Cette semaine, Toronto estime avoir le nécessaire pour effectuer 65 000 injections.

L’approvisionnement continue de poser problème, a déclaré M. Tory lors d’une conférence de presse virtuelle lundi matin. Nous ne pouvons pas proposer des rendez-vous aux gens si nous n’avons pas de vaccins.

Lors d'un autre point de presse en après-midi, le maire a indiqué avoir communiqué en matinée son inquiétude au premier ministre Doug Ford lors d'une conversation constructive, sans apporter de précision.

À Toronto, la baisse touche les neuf cliniques et hôpitaux administrés par la Ville et les partenaires de la santé qui gèrent plusieurs cliniques mobiles et éphémères dans les secteurs les plus durement touchés et où les personnes âgées de 18 ans et plus étaient déjà admissibles à la vaccination.

Le gouvernement Ford a déclaré qu'il était temps de revenir à l'allocation par habitant dans tout l'Ontario, et a avancé qu’une augmentation de l'approvisionnement en vaccins provenant du gouvernement fédéral compensera la fin des doses supplémentaires dans les zones les plus touchées.

Le Canada devrait recevoir 4,5 millions de doses de vaccins Pfizer et Moderna cette semaine.

Aux bureaux de santé de prioriser

Les critiques du maire ont suivi celles de la direction du Bureau de santé publique de Toronto (TPH). Le président du conseil d’administration de l’organisme, Joe Cressy, a relevé dimanche que l’abandon de la vaccination prioritaire dans les zones sensibles constituait un problème, et qu’elle avait été décidée contre l’avis du Groupe consultatif scientifique de lutte contre la COVID-19.

La ministre de la Santé de l’Ontario, Christine Elliott, a répliqué lundi que les bureaux régionaux de santé publique peuvent encore cibler les points chauds, même s'ils ne reçoivent plus d’allocation supplémentaire de vaccins.

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