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Regain de confiance spectaculaire chez les PDG canadiens

6 PDG canadiens sur 10 prévoient embaucher cette année, selon un sondage de PricewaterhouseCoopers.

Un homme regarde par la fenêtre en direction de la tour de Calgary.

Selon le sondage de PricewaterhouseCoopers, 72 % des PDG canadiens s'attendent à ce que l'économie mondiale croisse cette année, après un creux historique de leur niveau de confiance.

Photo : Radio-Canada / Justin Pennell

Après un creux historique, l’optimisme des chefs d’entreprise canadiens est de retour : près des trois quarts (72 %) des PDG sondés par PricewaterhouseCoopers Canada s’attendent à ce que l’économie mondiale croisse cette année. Cette proportion avait chuté à 14 % en 2020.

Les PDG sont également confiants quant à la croissance de leur propre organisation. La plupart s'attendent à ce que leurs revenus et leur rentabilité augmentent, selon le sondage.

Je pense que l’écosystème est en bonne position pour un rebondissement de l’économie.

Une citation de :Nicolas Marcoux, chef de la direction, PwC Canada

PwC Canada a interrogé 337 PDG canadiens dans le cadre de ce sondage en ligne, mené en janvier et en février 2021. Une marge d’erreur ne peut pas être calculée sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci. Toutefois, à titre de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de ± 5 %, 19 fois sur 20.

Marc Desormeaux, économiste principal à la Banque Scotia, affirme que l’optimisme des PDG canadiens s’aligne avec la croissance prévue de l’économie du pays cette année.

On prévoit une hausse de 6,4 % du PIB réel au Canada pendant l'année 2021. Ça serait le meilleur taux de croissance depuis les années 70.

Une citation de :Marc Desormeaux, économiste principal à la Banque Scotia

C'est vraiment cohérent avec nos prévisions, dit-il.

Malgré la troisième vague de COVID-19 qui menace plusieurs provinces, l’économie canadienne est soutenue, entre autres, par la hausse des prix des matières premières et une solide relance aux États-Unis, selon lui.

Ça fait 24 ans qu'on fait [ces sondages] et on a vu au fil des années une très grande corrélation entre ce que les chefs de direction disent et ce qui se produit, affirme le chef de la direction de PwC Canada, Nicolas Marcoux.

Quand les chefs de direction sont pessimistes comme c'était le cas l'année dernière, effectivement, on voit que les gens investissent moins et ça reflète l'état de l'économie, ajoute-t-il.

Le gouverneur Tiff Macklem entrant dans l'édifice ottavien de la Banque du Canada.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.

Photo : Reuters / Blair Gable

La Banque du Canada confirmait également, dans son enquête publiée le mois dernier, que la confiance des entreprises continue de s’améliorer.

Les perspectives de ventes au pays et à l’étranger se sont redressées par rapport aux faibles niveaux d’il y a un an, mais elles restent peu reluisantes pour les entreprises liées aux services à forte proximité physique, soulignait ce rapport de la banque centrale.

Fossé entre petits et grands

Jasmin Guénette, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), estime toutefois qu’il existe un écart entre les perspectives d’avenir des grandes sociétés et celles des plus petites entreprises.

Il y a un fossé entre la vision ou la perspective des grandes entreprises par rapport à l'avenir et le niveau d'optimisme des chefs de PME.

Une citation de :Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales, Fédération canadienne de l’entreprise indépendante

L’année 2020 a été éprouvante pour bien des petites entreprises canadiennes et certaines d’entre elles ne sont pas au bout de leurs peines. Quand on est dans une province ou un secteur avec beaucoup de restrictions, à court terme, on est moins optimistes, affirme-t-il.

Une pancarte À louer dans la fenêtre d'une librairie.

De nombreux petits commerçants peinent à joindre les deux bouts, malgré le soutien financier octroyé par Ottawa et les provinces, selon la FCEI.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

De récents sondages menés auprès de dirigeants de PME montrent que leur confiance à l’égard de l’économie mondiale et de leur propre organisation remonte, mais reste plus faible que celles des grandes entreprises.

Le chef de la direction de PwC Canada dit comprendre la réalité très difficile de ces entrepreneurs, mais il croit fermement en la résilience de l’écosystème d’affaires et en la reprise de l’économie. On voit les taux de vaccination augmenter et on souhaite qu'il y ait un retour à la normale au cours des prochains mois, souligne M. Marcoux.

Nouveaux emplois à l’horizon

Le sondage révèle d’ailleurs que 6 PDG canadiens sur 10 prévoient embaucher de nouveaux employés cette année. Le tiers des répondants disaient avoir réduit leurs effectifs en 2020.

Ça risque d'être une deuxième moitié d'année qui va être quand même assez forte, affirme Robert Hogue, économiste principal à la Banque Royale. Ça va peut-être même nous ramener les défis qu'on avait avant la pandémie, avec des pénuries de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs.

Les trois quarts des chefs de direction prévoient d’ailleurs dépenser pour le développement du leadership et des talents, selon l’étude de PwC Canada.

Ces investissements à l’égard de leurs employés dans les dernières années semblent déjà porter leurs fruits, car les pénuries de travailleurs spécialisés, l’une des principales menaces à la croissance au cours des deux dernières années, sont descendues considérablement dans la liste.

Une personne est vue de dos, assise à son bureau, en train de travailler.

Environ 60 % des PDG canadiens sondés par PwC prévoient augmenter leurs effectifs en 2021.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Cyberattaques, menaces à la croissance?

Parmi ces grands facteurs de risque, les failles de cybersécurité sont passées en tête de liste cette année, devant même les dangers liés à la pandémie.

Les entreprises au pays ont constaté une augmentation des cyberattaques ciblées depuis qu'elles se sont tournées vers le télétravail. L'erreur humaine serait la plus grande vulnérabilité parce que la majorité des cyberattaques impliquent des interactions interpersonnelles.

Malheureusement, on constate que les attaques sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus sophistiquées partout en Amérique du Nord, peu importe le secteur.

Une citation de :Nicolas Marcoux, chef de la direction, PwC Canada

Selon le sondage de PwC, 87 % des PDG canadiens s’inquiètent de l’impact des cyberattaques et de possibles atteintes à la protection de la vie privée sur la croissance de leur entreprise. Près de la moitié (47 %) se disent même extrêmement inquiets.

On parle de confiance, alors c'est important que les clients se sentent en confiance en faisant affaire avec une entreprise, affirme M. Marcoux.

Nicolas Marcoux, chef de la direction de PwC Canada.

Le chef de la direction et associé principal de PwC Canada, Nicolas Marcoux

Photo : Matthew Plexman/PwC Canada

Plus des deux tiers (69 %) des répondants affirment qu’ils comptent augmenter leurs investissements dans la cybersécurité et la confidentialité des données.

On ne peut pas mettre tout notre budget en cybersécurité. Ce n'est pas un modèle d'affaires qui fonctionne, ça. Alors c'est de trouver un juste équilibre afin de bien protéger les données de nos clients, de nos employés et même de nos sous-traitants, ajoute-t-il.

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