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Mesures sanitaires : un effet radical sur la saison de la grippe, confirme une étude

Une femme malade se mouche.

Les cas de grippe se maintiennent depuis le début de l'année à un niveau pratiquement nul.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Cela fait plus d'un an que vous ou l'un de vos proches avez attrapé la grippe? Des chercheurs montréalais y voient la confirmation que des habitudes adoptées face à la COVID-19 garderont leur pertinence bien au-delà de la pandémie.

La saison de l'influenza, qui s'étire habituellement d'octobre à mai, a pris fin un mois plus tôt au Canada l'an dernier, après l'implantation de mesures sanitaires visant à contenir le nouveau coronavirus, selon une étude publiée dans la revue Frontiers in Public Health. Aux États-Unis, la grippe s'est dissipée près de deux mois plus tôt qu'à la normale.

Le plus étonnant a été la rapidité de cette chute-là, relève Vincent Gosselin-Boucher, co-auteur de l'étude.

Les cas de grippe se maintiennent depuis à un niveau pratiquement nul, tandis que la COVID-19, bien plus contagieuse, a eu les résurgences que l'on connaît.

Le doctorant en psychologie de l'UQAM ainsi que des collègues du Centre de médecine comportementale de Montréal, de l'Université Concordia et d'autres chercheurs australiens ont tiré leurs données de FluNet, l'outil de surveillance virologique de l'Organisation mondiale de la santé.

La détection des cas de grippe pourrait avoir été affectée par la crise, concède M. Gosselin-Boucher, mais les données permettent néanmoins de confirmer les soupçons sur l'effet radical des mesures sanitaires.

On sait qu'il y a des limites à cette étude-là, mais ça trace quand même ce que les changements de comportement peuvent faire au niveau de l'influenza et l'importance de cette communication qui est à faire, fait-il valoir.

Le confinement ne sera évidemment pas à retenir, mais les gens pourraient choisir d'intégrer par eux-mêmes le lavage des mains, le port du couvre-visage et la distanciation physique dans leur routine, surtout lorsqu'ils ressentent des symptômes grippaux.

La COVID-19 est bien plus virulente : ses multiples pics de propagation, en l'absence d'une saison de la grippe, en témoignent, explique-t-il. Mais la grippe n'est pas pour autant de tout repos.

Il y a une distinction qui est à faire et à garder en tête avec ces deux types de virus, mais l'influenza affecte quand même plusieurs millions de personnes chaque année à travers le monde, avec un nombre de décès conséquent, rappelle le chercheur.

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