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Réforme de la loi 101 : « On souhaite respecter l'autonomie municipale »

Le campus de l'Université Bishop's.

Le ministre soutient que les anglophones auront priorité en ce qui concerne l'accès aux études en anglais.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le projet de réforme de la loi 101 du ministre Simon Jolin-Barette, qui vise à faire du français « la seule langue officielle et langue commune au Québec », contient certaines clauses pour permettre de « respecter l'autonomie » des villes bilingues.

Cette réforme fait beaucoup réagir, non seulement au Québec, mais en Estrie également.

Dans le projet de loi 96, les villes qui ont un statut bilingue perdront ce privilège si moins de 50 % de leur population est de langue maternelle anglaise.

Québec a toutefois mis en place un mécanisme pour que les municipalités ayant un statut bilingue, comme c'est le cas de plusieurs d'entre elles en Estrie, puissent le conserver même si ce seuil n'est pas atteint. Pour ce faire, elles devront adopter une résolution au conseil municipal.

On a fait ce choix pour respecter l'autonomie municipale. [...] Les élus municipaux sont les mieux placés pour décider en fonction de leur population s'ils vont conserver ou non ce statut, a expliqué le ministre au micro de Par ici l'info.

Le ministre précise que ces municipalités pourraient faire le choix de conserver leur statut bilingue pour des raisons historiques, ou encore pour respecter la volonté de leurs concitoyens.

Il y a déjà un seuil dans la loi. C'est 50 % des citoyens de langue maternelle anglaise, c'est comme ça depuis 1977. L'enjeu était qu'aucune des municipalités ne demandait de retirer son statut, même si elle passait sous le cap des 50 %.

Une citation de :Simon Jolin-Barette, ministre responsable de la Langue française

Aucune des municipalités de l'Estrie qui détiennent le statut bilingue n'atteint ce seuil de 50 %. North Hatley, Lac-Brome, l'arrondissement de Lennoxville, par exemple, ont environ 35 % de leur population qui correspond à ce critère. Elles devront donc se pencher sur ce dossier dans les 120 jours suivant le recensement.

Je crois que c'est une approche raisonnable qui va permettre aux citoyens de s'exprimer. C'est une formule qui est démocratique pour permettre aux gens de se faire entendre. On fait confiance aux municipalités et aux citoyens, dit le ministre.

M. Jolin-Barette rappelle que, même si une municipalité ne renouvelle pas son statut bilingue, elle pourra continuer de communiquer avec ses citoyens en langue anglaise.

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