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Rassemblements illégaux au parc Victoria : la police sera plus présente

Une foule rassemblée au parc.

La journée de samedi a été particulièrement occupée au parc Victoria.

Photo :  courtoisie

Le beau temps a amené son lot de rassemblements au parc Victoria en fin de semaine dernière, dont un aux allures de party, vendredi. Aucune contravention n'a été remise en raison de l'absence de patrouilleurs, mais les policiers seront dorénavant plus présents dans le secteur, assure le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Le parc Victoria, qui se trouve pourtant à quelque pas de la centrale de police, a été pris d'assaut par les citoyens tout au long du week-end ensoleillé.

Une foule rassemblée au parc.

Des personnes dansent sans respecter la distanciation sociale.

Photo :  courtoisie

Des vidéos montrant des dizaines de personnes sans distanciation lors de la journée de samedi ont circulé sur les réseaux sociaux. On peut voir dans une vidéo des groupes composés de plus de huit personnes, soit la limite autorisée lors des rassemblements extérieurs en zone rouge.

Dans une autre vidéo, filmée vendredi en soirée, on aperçoit plusieurs jeunes qui dansent avec de la musique, sans respecter les deux mètres de distance.

Une foule rassemblée au loin

Les policiers ont pris connaissance des vidéos qui circulent au sujet de rassemblements de plus de huit personnes à l'extérieur.

En l'absence de dénonciation citoyenne, les policiers ne sont toutefois pas intervenus.

Relâchement ou petits écarts?

Ces rassemblements illégaux laissent présager que les Québécois ne suivent plus les règles à l'aube de l'été. La majorité des Québécois continuent pourtant de respecter les consignes, malgré l'arrivée du beau temps, selon Ève Dubé, anthropologue à l'Université Laval, qui mesure l'adhésion aux mesures sanitaires.

Ce qu'on voit, c'est que, malgré tout, ça demeure la majorité des gens qui continuent de suivre les mesures. Environ 75 % disent être toujours en mesure de les respecter si elles étaient prolongées, précise Ève Dubé.

Ça n'élimine pas la fatigue et le désir d'avoir un peu d'espoir, mais, malgré tout, on n’est pas dans une situation extrêmement critique.

Une citation de :Ève Dubé, anthropologue à l'Université Laval

Cependant, les données de la chercheuse sont liées aux réponses de personnes sondées, qui peuvent présenter un certain en décalage avec leur comportement réel.

Les gens peuvent se permettre de petits écarts parfois qu'ils peuvent justifier, par exemple de voir d'autres personnes, mais de restreindre ce nombre de ces autres personnes là. Cette nuance-là est difficile à mesurer dans un sondage, tempère la chercheuse.

C'est très lié à la perception des risques et le discours ambiant dans les médias. On l'a vu l'été dernier, il y a eu un léger relâchement. Au début de la deuxième vague, il y avait eu des craintes et on a vu l'adhésion revenir, croit-elle.

Le gouvernement Legault déposera mardi son plan de déconfinement.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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