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Appels à sanctionner un médecin propageant de la désinformation sur la COVID-19

Capture d'écran d'une vidéo montrant le Dr Malthouse.

Le Dr Stephen Malthouse de Denman Island, en Colombie-Britannique, est apparu dans une vidéo mise en ligne plus tôt cette année, disant aux spectateurs qu'ils ne devraient pas craindre la COVID-19.

Photo : "Canadian Doctors Speak Out"

Radio-Canada

Le Dr Stephen Malthouse, un médecin de famille de l'île Denman dont les réflexions conspirationnistes sur la pandémie sont devenues virales, exhorte ses collègues à « se lever et à dénoncer » les restrictions visant à contrôler la propagation de la COVID-19. Ces derniers demandent au Collège des médecins de la Colombie-Britannique de le sanctionner.

À la fin de l'année dernière, le Dr Michael Vance a reçu une lettre du Dr Malthouse accusant les responsables de la santé de la Colombie-Britannique de terroriser la population avec des mesures de santé publique liées à la COVID-19.

Le Dr Malthouse avait joint une copie d'une lettre ouverte largement diffusée qu'il avait écrite en octobre, affirmant que le virus n'était pas plus mortel que la grippe.

Le Dr Vance, médecin de famille à Nelson, était consterné. C'est une gifle de voir ces théories du complot, dit-il.

Le Dr Vance était tellement bouleversé qu'il a déposé une plainte en décembre auprès du Collège des médecins et chirurgiens de la Colombie-Britannique, écrivant qu'il avait le devoir professionnel de dénoncer les médecins qui présentent un danger pour le public. Il a demandé à ce que le Dr Malthouse perde son permis de pratique.

Tout ce que c'était vraiment était un essai plein de mensonges, soutient le Dr Vance à propos de la lettre, notant que les sources citées par le Dr Malthouse incluent des vidéos YouTube et des sites web anti-vaccins.

Le Dr Vance est l'un des quatre médecins qui ont parlé à CBC du dépôt de plaintes contre le Dr Malthouse en raison de ses écrits. Tous se disent frustrés par le manque d'action concrète de la part du collège.

Il est toujours un membre actif de mon collège, ce qui est assez embarrassant pour moi. Si vous pratiquez la médecine et que vous êtes médecin, vous ne devriez pas être en mesure de faire cela, déplore le Dr Vance.

Des dizaines de plaintes

La porte-parole du Collège, Susan Prins, écrit dans un courriel qu'elle ne peut pas discuter des procédures de plainte en raison des lois sur la protection de la vie privée. Cependant, CBC a confirmé de manière indépendante qu'un enquêteur avait été chargé d'examiner les plaintes contre le Dr Malthouse.

Plus tôt ce mois-ci, le collège a publié une déclaration commune avec la Régie de la santé des Premières Nations, avertissant que les médecins qui mettent le public en danger en partageant de fausses informations liées à la COVID-19 pourraient faire l'objet d'une enquête et de possibles mesures disciplinaires.

Depuis le début de la pandémie, le collège a reçu 30 plaintes liées à la désinformation sur la COVID-19, indique Mme Prins, mais celles-ci peuvent prendre un certain temps à résoudre.

CBC a tenté de communiquer avec le Dr Malthouse par téléphone et par courriel, mais sans succès. Dans le passé, il a défendu ses déclarations et déclaré que le collège devrait contacter des médecins ayant des opinions opposées sur la pandémie.

Selon lui, nous avons vraiment besoin d'avoir un débat scientifique sur ces sujets plutôt que d'avoir simplement des règles et des règlements et de tenter de faire en sorte que les médecins suivent seuls la politique.

Ces derniers mois, le Dr Malthouse a pris la parole lors de plusieurs rassemblements anti-masque, est apparu dans des vidéos minimisant la gravité de la pandémie et a fait l'objet d'écrits élogieux dans des médias d'extrême droite.

La lettre à ses collègues, datée du 1er novembre, nie l'existence d'une deuxième vague d'infections. Elle a été écrite au début d'une forte augmentation du nombre de cas quotidiens, d'hospitalisations et de décès dus à la COVID-19.

La lettre suggérait que les restrictions liées à la COVID-19 avaient causé plus de décès que la maladie. Il soulignait à juste titre que les décès dus à une intoxication par la drogue ont augmenté, mais il a également répété une affirmation populaire, mais fausse, selon laquelle les suicides avaient considérablement augmenté.

Selon les derniers chiffres du Service des coroners de la Colombie-Britannique, le nombre de suicides de janvier à août 2020 était en fait inférieur d'environ 7 % à celui de la même période en 2019. Des chercheurs affirment que des tendances similaires ont été observées dans les autres provinces de l'Ouest.

Avec les informations de Bethany Lindsay

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