•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des militants inquiets des mesures de protection de faucons d’une carrière

Un faucon posé sur une pierre, sous une branche de conifères.

Un faucon pèlerin photographié au bord d'une falaise en bordure d'une carrière d'Abbotsford.

Photo : Chris Kitt

Radio-Canada

Des militants d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, s’inquiètent pour deux faucons pèlerins dont l’aire de nidification se trouve dans une carrière locale.

Selon eux, le dynamitage, le forage et les autres désagréments causés par l’activité humaine pourraient nuire à la reproduction des oiseaux.

En janvier, la province a autorisé l’entreprise Mountainside Quarries Group, qui exploite la carrière, à retirer un nid de faucons à condition d’adopter des mesures d’atténuation.

Une partie du travail d’atténuation a été faite, selon l’entreprise, mais des habitants des environs, comme Chris Kitt, se disent inquiets de voir que la province fait peu pour s’assurer que les oiseaux se reproduisent normalement.

Je ne crois pas que la province tient compte du chaos qui prévaut sur place, explique-t-il.

L’entreprise a rouvert la carrière dormante et doit enlever la paroi sur laquelle sont érigés les nids de faucons pour des raisons de sécurité et qu’elle y investit plus de 80 000 $.

Son porte-parole, John Moonen, souligne que deux faucons originalement installés à l’endroit retiré se sont reconstruit un nid dans le secteur aménagé à cette fin par Mountainside Quarries.

Je crois que le fait qu’ils y sont dit tout. Ils sont toujours là, malgré les activités minières, dit-il.

Il ajoute qu’en vertu du permis d’exploitation minière octroyé par la province, l’entreprise a l’obligation de mesurer les chocs créés par son activité.

On surveille le bruit, la poussière, les chocs et je crois que tout cela a été surévalué.

Une zone tampon de 50 mètres autour des nids doit également être maintenue en vertu du permis afin de donner un répit aux oiseaux.

Au-delà de cette zone où aucune activité ne doit avoir lieu, le gouvernement a demandé, à la recommandation d’un biologiste, de ne pas faire de dynamitage à moins de 100 mètres des nids.

De plus, le travail réalisé dans les 100 mètres de l’aire de nidification ne doit pas avoir d’impact dans la zone tampon de 50 mètres.

Chris Kitt se dit toutefois déçu que la zone de 100 mètres ne soit pas incluse dans les conditions de permis.

Il y aura nécessairement un impact dans la zone de 50 mètres et on espère que ça n’aura pas d’impact sur la reproduction, explique-t-il.

Avec les informations de Chad Pawson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !