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« Je pourrais être en train d'aider » : des médecins résidents veulent sauter le test oral

L'examen oral « prolonge le fardeau » dans le milieu de la santé, selon eux.

Des chirurgiens en bleu autour d'une table d'opération.

Un grand nombre d'interventions chirurgicales ont été annulées en raison de l'augmentation des cas de COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les médecins résidents sont habités par un sentiment d'urgence : ils veulent être sur le terrain dans la lutte contre la troisième vague de la pandémie. En même temps, beaucoup d'entre eux ont besoin de se préparer pour passer leur examen oral.

L'examen oral est la deuxième étape, après l'examen écrit, pour acquérir un permis de pratique. En ce moment, les examens oraux pour les médecins en dernière année de résidence sont planifiés pour la fin mai jusqu'à la fin juin.

C'est beaucoup trop loin sur le calendrier, selon certains résidents, surtout face au nombre croissant de cas de COVID-19 au Canada.

Le Calgarien Jack Pang se prépare pour son examen oral, prévu pour le 28 mai. Dans un contexte différent, la date pourrait sembler proche. Mais, le médecin résident qui doit d'ici là revoir ses notes, a la tête totalement ailleurs.

Pour les deux prochaines semaines, au lieu d'étudier, je pourrais être en train d'aider et de travailler à temps plein pour appuyer ma juridiction.

Une citation de :Jack Pang, résident en cinquième et dernière année

D'autres médecins résidents trop occupés sur le terrain pour prendre le temps de se préparer, soulignent que l'examen leur inflige un stress supplémentaire.

Un portrait serré de Jack Pang, assis sur sa chaise de bureau.

Jack Pang est en cinquième et dernière année de résidence en santé publique à l'Université de Calgary.

Photo : Radio-Canada

À la mi-avril, 1100 médecins et résidents ont signé une lettre envoyée au Collège royal de médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC), le principal organisateur des tests. La lettre réclamait l'annulation de cette épreuve.

À la fin avril, le collège a répondu qu'il irait de l’avant avec les examens oraux, ce qui a entraîné une vague de déception.

Une décision qui prolonge le fardeau

Selon la présidente de Médecins résidents du Canada (MRC), Esther Kim, la CRMCC a déclaré que les examens seront effectués de façon sécuritaire, virtuellement. Il y aura également suffisamment d’examinateurs de disponibles pour effectuer les tests oraux.

La seule exception à cette décision est l'annulation des examens oraux pour les résidents en médecine interne, en raison d'une pénurie d'examinateurs, soit la seule exception parmi 60 expertises qu'englobe le groupe des Médecins résidents du Canada.

En 2020, le CRMCC avait annulé les examens oraux en raison de l'arrivée soudaine de la pandémie. Un an plus tard, les médecins signataires lui demandent de faire preuve du même leadership et de la même souplesse durant une période où les données de COVID-19 sont pires qu'elles l'étaient l'an dernier.

D'après certains médecins, cette récente décision risque de prolonger un fardeau émotionnel chez les médecins de première ligne.

Avec des informations de Stephanie Dubois

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