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La fin des trajets de Greyhound prend des passagers au dépourvu

Un homme traverse la rue devant des autocars de Greyhound stationnés près du terminus de Toronto.

Les liaisons intérieures au Québec et en Ontario, qui avaient été suspendues l'an dernier, sont maintenant abolies (archives).

Photo : CBC/David Donnelly

Radio-Canada

Alors que la compagnie Greyhound annule tous ses trajets interurbains intérieurs au Canada, des Ottaviens se retrouvent sans moyen de transport abordable, dénoncent les porte-parole de regroupements étudiants et antipauvreté, et ce, même si d’autres joueurs comme Megabus s’invitent dans le marché, disent-ils.

Greyhound en a fait l’annonce jeudi. Ses services se sont terminés le jour même, un an après avoir été suspendus en raison de la baisse d’achalandage causée par la pandémie.

Le lendemain, la compagnie Megabus a annoncé qu’elle allait désormais relier Ottawa à Toronto, à Scarborough et à Kingston. Cependant, elle n’a pas l’intention pour l’instant de remplacer la liaison perdue entre Ottawa et Montréal.

Des voix s’élèvent à Ottawa pour dénoncer l’importante lacune qui en résulte en matière de transport et qui touchera les personnes plus vulnérables, craint-on.

C’est bien regrettable, se désole Emilly Renaud, coordinatrice nationale pour Canada sans pauvreté, un organisme basé à Ottawa.

Il y a tant de gens qui ont besoin de Greyhound, parce que Via Rail et les autres services de transport près de chez eux sont beaucoup moins abordables, ajoute-t-elle.

Selon Emily Renaud, certains groupes, comme les femmes qui fuient la violence conjugale, y compris les femmes autochtones, utilisent les services de Greyhound en raison de leur faible coût. Elle ajoute que l’absence de trajets partout au pays est presque un enjeu de droits de la personne.

Une grande perte pour les étudiants

Les étudiants du Québec et des Maritimes ont aussi besoin de transport abordable, dit Tim Gulliver, président du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa.

C’est une grande perte pour les étudiants, s'est désolé celui qui représente 35 000 membres et qui redoute que des étudiants soient incapables de retourner chez eux, particulièrement après la pandémie.

Une affiche indiquant "terminus fermé".

Greyhound ne reprendra pas son service d'autobus à la gare centrale d'Ottawa, rue Catherine.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Avec comme seule option de payer le prix d’un billet d’avion ou de train, ces contraintes financières vont devenir encore plus lourdes, a-t-il continué.

Tim Gulliver lui-même utilisait les services de Greyhound pour se rendre à Sherbrooke, sa ville natale. Il dit qu’il devra maintenant chercher d’autres façons de voyager.

Un service de transport national demandé

Emilly Renaud et Tim Gulliver demandent tous deux au gouvernement fédéral de créer ou de subventionner un service de transport national.

Ce pourrait être une occasion pour le gouvernement de prendre action et de travailler avec Megabus pour s’assurer que les trajets ne soient pas créés uniquement là où c’est le plus rentable, parce qu’on sait que c’est de cette façon-là qu’une compagnie privée va opérer, a dit Mme Renaud.

Elle ajoute que le gouvernement a la responsabilité de rendre le transport interurbain aussi accessible que possible pour que les gens aient la liberté de se déplacer… et qu’ils puissent avoir accès à des services, à l’emploi, et pour éviter qu’ils se retrouvent coincés quelque part, a-t-elle ajouté.

Avec les informations de Nicole Williams, de CBC

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