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De nouvelles ruptures pourraient toucher plusieurs unités de soin du CISSS AT

Deux lits entourés de matériel médical de soins intensifs dans une salle.

Plusieurs services sont à risque de rupture en raison de la pénurie d’infirmières.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

De nouvelles ruptures dans plusieurs service de soins de la région pourraient être annoncées par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue.

L'organisation qui fait face à une importante pénurie de personnel soignant affirme devoir conjuguer avec des équipes restreintes d'infirmières.

Les ruptures pourraient toucher les CHSLD de Macamic, La Sarre, Val-d’Or, Malartic et d’Amos.

Les unités internes de santé mentale des Hôpitaux de La Sarre et d’Amos et le secteur des urgences de Val-d'Or sont aussi susceptibles de connaître des ruptures de service.

Rappelons que chaque service est assuré par des équipes comptant un nombre restreint de ressources, ce qui rend l’organisation vulnérable. Ainsi, les équipes médicales et les gestionnaires du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue analysent divers scénarios qui permettront de revoir le mode de dispensation des service, en veillant à trouver des solutions qui auront le moins d’impacts possible pour les usagers, explique le CISSS AT dans sa plus récente infolettre.

Une situation qui préoccupe le président de la FIQ CISSS AT Jean-Sébastien Blais.

Là, on commence à trouver que les coupures, ça s'en vient de plus en plus important, et ça va avoir des répercussions sur la population. Donc il est temps de se mettre au travail pour trouver des solutions le plus rapidement possible. Là, on traverse quelque chose d'impossible, dit-il.

Plus de 500 infirmières à recruter d'ici 5 ans

Selon le CISSS AT, la pénurie d'infirmières déjà présente en région va s'accentuer.

Actuellement, l'organisation a besoin de recruter 200 infirmières pour combler ses besoins.

Dans les 5 prochaines années, il manquera plus de 500 infirmières si aucune action n'est entreprise.

Jean-Sébastien Blais pose à côté d'une affiche de la FIQ-SISSAT.

Jean-Sébastien Blais, président du syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la Santé en Abitibi-Témiscamingue

Photo : gracieuseté

La FIQ CISSSAT affirme de son côté que ces chiffres sont conservateurs puisqu'il faudrait ajouter quelque 200 infirmières auxiliaires pour un total de 700 professionnels en soin qui vont manquer dans la région.

C'est des chiffres qui frappent. En ce moment, on est quand même dans le tsunami et on fonce tout droit vers la catastrophe. Il n’y a pas grand-chose qui est mis en place.

Une citation de :Jean-Sébastien Blais.

On vit actuellement des ruptures de service dans les services d'obstétrique, dans les blocs opératoires et maintenant on apprend que c'est des centres d'hébergement, c'est des urgences, des unités internes en santé mentale qui sont très fragile et qui sont visées par des fermetures à court terme, dit-il.

Là, c’est rendu inquiétant quand on dit que ce sont des salles d'urgence, des centres d'hébergement qui ne tiennent qu'à un fil et on n'est même pas encore au plus fort de la crise, ajoute le responsable syndical.

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