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Panel de discussion sur la violence faite aux femmes à l’Île-du-Prince-Édouard

Une salle de conférence avec quatre femme sur un estrade et des gens assis à des tables rondes dans l'espace.

Le panel de discussions a eu lieu samedi au Village Musical Acadien à Abram Village, et a été diffusé en ligne.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

À l’Île-du-Prince-Édouard, des survivantes se sont exprimées publiquement samedi sur la violence faite aux femmes. Des témoignages rares, forts et sensibles avec pour objectif de briser le silence et lever les tabous.

Un panel de discussion sur la violence conjugale

C’est l’organisme sans but lucratif Actions Femmes Î.-P.-É. (AFIPE) qui a organisé ce panel de discussion intitulé Panel de discussions : Violences conjugales, sortir de l'emprise et se reconstruire.

Certaines ont pu témoigner anonymement parce que le stigma est toujours trop lourd dans la communauté, explique la directrice de l’organisme, Johanna Venturini.

Au début du mois de mai, l’AFIPE a aussi lancé un épisode de son balado en ligne Féminins PluriElles consacré aux violences conjugales. (Nouvelle fenêtre)

Pendant plusieurs mois, nous avons rencontré des femmes de la communauté acadienne et francophone qui ont toutes connu la violence d’un mari ou d’un conjoint, peut-on y lire en ligne.

La violence est partout

En 2020, 160 femmes sont mortes sous les coups de leurs maris au Canada, selon l’observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation.

Aucune d'entre elles ne résidait à l’Île-du-Prince-Édouard. Néanmoins, les cas de violence existent comme partout ailleurs.

C’est la même chose ici qu’au Canada, souligne la directrice générale du Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Île-du-Prince-Édouard, Jane Ledwell. En général, la situation est très très difficile.

Jane Ledwell, directrice générale du Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Île-du-Prince-Édouard,

Jane Ledwell prend la parole lors du panel du 15 mai 2021 sur la violence conjugale.

Photo : Radio-Canada

La vie rurale à l’Île-du-Prince-Édouard a aussi contribué au maintien du silence, ajoute-t-elle, et les ressources pour les victimes sont limitées.

Un pas en avant

Le panel de discussion de samedi a permis de faire un pas en avant pour la communauté.

Je pense que cela créer un déclic pour les gens de dire ah oui c’est vraiment partout,  c’est le temps d’adresser cela, c’est le temps d’en parler ce n’est pas juste aux survivantes et aux victimes de porter ce secret, ce stigma, c’est l’affaire de tous, souligne Johanna Venturini.

Johanna Venturini, directrice générale chez Actions Femmes Î.-P.-É.

Johanna Venturini, directrice générale chez Actions Femmes Î.-P.-É.

Photo : Radio-Canada

Les participants et les spécialistes espèrent que cet événement soit le premier d’une longue série.

Certaines femmes présentes ont indiqué souhaiter qu’aucune autre femme ou enfant ne vivent l’enfer qu’elles ont vécu.

D’après le reportage de Julien Lecacheur

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