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Une finissante du niveau secondaire de Rimouski s’adresse au ministre de l’Éducation

Une jeune femme porte un chandail où l'on peut lire : les choses changent.

Malika Langelier est finissante de cinquième secondaire à l'école Paul-Hubert de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Radio-Canada

« Notre dernière année M. Roberge, on l’a perdue. Elle a été enfouie derrière les masques et le Purell », déplore Malika Langelier. Cette finissante de l’école secondaire Paul-Hubert de Rimouski a diffusé une vidéo, sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle demande au ministère de l’Éducation des précisions concernant leurs activités de graduation.

À quelques semaines de la fin des classes, tout comme plusieurs autres finissants à travers la province, Malika Langelier souhaite pouvoir, d'une manière ou d'une autre, souligner cette étape importante de sa vie.

C’est justement pour avoir des précisions un peu, explique-t-elle à Radio-Canada. En ce moment, il n’y a aucune indication par rapport à ça. C’est difficile pour l’école et pour le personnel d’organiser quelque chose, quand il n’y a rien de dit.

Pour la jeune femme de 17 ans, il est primordial pour les finissants de souligner l’étape importante qu’est le bal des finissants.

On a perdu la vie normale dans une école.

Une citation de :Malika Langelier, extrait vidéo dans lequel elle s'adresse au ministre Roberge

Je pense qu’après tout ce qu’on a enduré cette année, on mérite une journée pour qu’on se félicite tous, les uns et les autres, et qu’on fête la fin de notre secondaire qui n’a pas été comme on l’a imaginé, martèle Malika Langelier dans la vidéo où elle s’adresse au ministre Jean-François Roberge.

Une capture d'écran de la jeune fille qui parle devant la caméra.

Malika Langelier a publié la vidéo sur son compte personnelle sur Facebook.

Photo : Facebook / Malika Langelier

L’étudiante en cinquième secondaire soutient que les finissants méritent de revêtir les robes et chemises qu’ils magasinent depuis des mois. Honnêtement, on rêve un peu de ce moment-là toute notre vie, mentionne-t-elle.

Or, elle demeure réaliste en admettant qu’elle risque de ne pas pouvoir participer à un bal de finissants traditionnel, en raison des mesures sanitaires en vigueur. On pourrait faire quelque chose de petit, avec un peu de musique dans l’école, avec des masques, par bulle-classe peut-être, suggère-t-elle. Qu’on fasse signer nos albums de finissants, qu’on prenne un peu de photos avec les masques, qu’on mette nos belles robes, ça serait le fun !, s’exclame Malika Langelier en riant.

Valérie Talbot, enseignante à l’école secondaire Paul-Hubert, se dit contente de l’initiative de son étudiante.

En fait, mon rôle, ça a été uniquement un rôle de soutien et d’encouragement pour mon élève Malika, dont je suis très fière. Comme tous ses autres enseignants, d’ailleurs. Elle a [tout fait] elle-même, précise-t-elle.

Des précisions de la Santé publique attendues

Par courriel, le cabinet du ministre Roberge a affirmé à Radio-Canada être très sensible à la réalité des élèves du 5e secondaire, qui terminent une étape importante dans leur parcours scolaire.

Le ministre Roberge en point de presse à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

C’est pourquoi le ministère de l’Éducation soutient avoir demandé aux autorités provinciales de santé publique d’analyser la situation concernant les activités de fin d’année. Des recommandations seront formulées prochainement.

D’après un reportage de Jennifer Boudreau

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