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« Tous les éléments réunis » pour un autre été propice aux noyades

Une dame nettoie des gilets de sauvetage.

Seulement 42 % des jeunes sondés ont déclaré qu'ils portaient toujours un gilet de sauvetage à bord d'une embarcation.

Photo : Associated Press

La Presse canadienne

Les prochains mois s'annoncent propices à des tragédies pourtant évitables, signale la Société de sauvetage, alors que les restrictions sanitaires poussent bon nombre de Canadiens à se rabattre sur les activités en plein air.

Les autorités de santé publique préparent un été à l'extérieur et un récent sondage confirme l'engouement pour les escapades dans la nature.

Près du quart des répondants du Québec (22 %) ont dit avoir l'intention de passer du temps en chalet, selon un sondage réalisé par Léger. Allstate Assurance en a fait la commande après avoir constaté un intérêt accru pour les protections se rapportant aux propriétés récréatives, aux bateaux et aux piscines.

Tous les éléments sont réunis pour qu'on se retrouve avec une saison d'activités aquatiques et nautiques similaire à celle de l'année dernière, estime Raynald Hawkins, le directeur général de la division québécoise de la Société de sauvetage.

Et l'été dernier a été particulièrement meurtrier, avec 95 noyades, contre 59 l'année précédente, selon les données compilées par l'organisme à partir des informations rapportées dans les médias.

Cette année, près de la moitié des Québécois qui planifient un séjour en chalet se rendront dans un endroit qui ne leur est pas familier, observe-t-on. Ceux-ci feraient mieux de bien se renseigner, affirme M. Hawkins : Est-ce que c'est un cours d'eau avec un courant? Est-ce que c'est une rivière ou un ruisseau? Est-ce que c'est un lac avec un fond progressif?

La Société de sauvetage souligne que 80 des 95 noyades survenues l'an dernier ont eu lieu sur des plans d'eau naturels.

À l'approche du long week-end des patriotes, on rappelle que le mois de mai est une période critique, car le courant est puissant dans les rivières.

Je fais souvent le parallèle avec les premières neiges : on a souvent un petit peu plus d'accidents, illustre M. Hawkins.

On est pressé d'être sur l'eau, mais est-ce qu'on est parti avec tous les équipements nécessaires? Est-ce qu'on a fait les vérifications d'usage sur le plan de la mécanique? Est-ce que la piscine est toujours aménagée correctement pour empêcher un enfant d'y avoir accès?

Bien qu'un des principaux facteurs de risque de noyade soit de ne pas porter de gilet de sauvetage, seulement 42 % des jeunes sondés ont déclaré qu'ils en portaient toujours un à bord d'une embarcation.

Et même si les plaisanciers n'ont pas l'intention de se retrouver à l'eau, un accident est vite arrivé et les températures actuelles peuvent entraîner un grave choc thermique, explique M. Hawkins.

Pas de veste de flottaison, inconscient, c'est la noyade certaine.

Selon un rapport pancanadien de la Société de sauvetage réalisé d'après les données des coroners, 81 % des victimes de noyades reliées à la navigation de plaisance ne portaient pas de veste de flottaison et 5 % la portaient incorrectement. Parmi celles qui n'en portaient pas, 34 % en avaient pourtant à bord.

Méthodologie

Le sondage Léger a été réalisé du 1er au 4 avril auprès d'un échantillon de 1522 Canadiens adultes, dont 357 Québécois. Les experts en recherche et en méthodologie estiment qu'il est impossible d'attribuer une marge d'erreur à un sondage réalisé en ligne, puisque la méthode d'échantillonnage est non probabiliste.

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