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Les croisières vers l'Alaska devraient contourner la Colombie-Britannique cet été

Deux grands bateaux de croisière flottent devant une montagne.

Une loi aux États-Unis pourrait permettre aux navires de croisière de naviguer directement entre l'État de Washington et l'Alaska sans passer par le Canada.

Photo : Radio-Canada / Jacy Schindel

Radio-Canada

Les navires de croisière à destination de l'Alaska accosteront à nouveau dans les eaux de la Colombie-Britannique une fois que les restrictions de voyage canadiennes seront levées, déclare le gouvernement provincial.

En attendant, les navires de croisière américains contourneront probablement la Colombie-Britannique cet été, une fois l'adoption d'un projet de loi aux États-Unis.

Cette annonce intervient après un vote au Sénat américain jeudi qui donne le droit aux navires de croisières de naviguer entre l'État de Washington et l'Alaska sans s'arrêter au Canada.

La Chambre des représentants doit donner son accord avant la signature du président Biden.

Avant la pandémie et en vertu de la Loi sur les services aux navires de passagers les navires à destination de l'Alaska devaient passer une journée à Vancouver ou à Victoria, ce qui rapportait des revenus touristiques importants à l'économie de la Colombie-Britannique.

Sauver l'industrie du tourisme

Afin de sauver la saison des croisières estivales, l'Alaska Tourism Recovery Act a été introduit pour contourner les restrictions canadiennes sur les voyages en bateau de croisière entre les deux États cet été.

La Colombie-Britannique affirme que la loi indique clairement que les modifications seraient annulées une fois que les ports canadiens permettraient de nouveau les navires de croisière.

Cela signifie que dès que les ports canadiens seront prêts à accueillir à nouveau les navires de croisière en route pour l'Alaska, la loi américaine les obligera à s'arrêter ici, même si le projet de loi actuel devient loi, selon le ministère du Tourisme, des Arts, de la Culture et du Sport.

En février, le Canada a prolongé l'interdiction des navires de croisière jusqu'en 2022 au moins, mais ces restrictions pourraient être annulées si les conditions pandémiques venaient à s'améliorer suffisamment pour permettre une reprise d'accostage de ces navires.

Notre gouvernement a été sans relâche dans son plaidoyer auprès du gouvernement fédéral pour qu'il soutienne et défende l'industrie touristique de la Colombie-Britannique et toutes les personnes, entreprises et collectivités qui en dépendent, lit-on dans le communiqué du ministère.

La province affirme que le premier ministre John Horgan a contacté les sénateurs de l'Alaska et qu'il les rencontrera prochainement pour discuter de la question.

En avril, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont déclaré que les voyages de passagers sur les navires de croisière pourraient reprendre d'ici la mi-juillet. Ils demandent une approche progressive et que les passagers soient complètement vaccinés avant d'embarquer.

Frustration avec le Canada

L'Alaska Tourism Recovery Act a été introduit peu après que des politiciens américains ont écrit une lettre au nom du Congrès au premier ministre Justin Trudeau dans laquelle ils ont exprimé leur frustration face aux mesures prises par le Canada pour limiter les voyages de l'étranger.

Nous avons été choqués par la décision annoncée par votre gouvernement la semaine dernière de prolonger l'interdiction des navires de croisière transportant plus de 100 passagers jusqu'au 28 février 2022, lit-on dans la lettre.

Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que cette décision ait été prise sans avertissement ni consultation avec l'Alaska, votre voisin et partenaire.

Avant la pandémie, le secteur des croisières contribuait chaque année à environ 2,5 milliards de dollars à l'économie de la Colombie-Britannique.

Avec les informations de Cathy Kearney et Tanya Fletcher

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