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« Elles ont vécu et joué ici » : Un parc nommé à la mémoire de femmes autochtones

En plus d'obtenir un nouveau nom, le parc d'Edmonton deviendra un lieu éducatif.

Des robes rouges sont suspendues aux arbres du parc Seaforth Peace à Vancouver pour souligner la Journée nationale d'action en faveur des femmes autochtones assassinées et disparues.

Des robes rouges sont suspendues aux arbres du parc Seaforth Peace à Vancouver pour souligner la Journée nationale d'action en faveur des femmes autochtones assassinées et disparues.

Photo : Radio-Canada

Des résidentes d'Edmonton veulent s'assurer que leurs voisines autochtones victimes de violence ne soient pas oubliées. Avec la Ville, elles ont identifié un parc vide et sans nom : une toile vierge pour parler de celles qui n'ont plus de voix.

Le petit carré vert choisi est enfoui derrière l'école Delton, au nord de la 118e avenue. En le traversant aujourd'hui, il donne peu de raison de s'y arrêter, mais cela devrait bientôt changer, espèrent Stephanie Harpe et Liz John-West.

Un petit parc vide au printemps.

Le projet pour ce parc est piloté par des résidents du quartier qui sont guidés par des aînés autochtones.

Photo : Radio-Canada / Jordan Mesiatowsky

Les deux dames qui pilotent le projet connaissent par cœur le quartier situé dans le nord de la capitale albertaine. C'est un coin où beaucoup de gens sont en difficulté, dit Stephanie Harpe, militante pour les femmes autochtones et membre de la Première Nation de Fort McKay.

La nouvelle vision pour le parc la touche de près. Sa mère, Ruby Anne McDonald, a été assassinée à Edmonton en 1999. Stephanie Harpe a aussi elle-même frôlé la mort après une tentative de meurtre.

Stephanie Harpe parle devant un micro.

Stephanie Harpe, dont la mère a été tuée il y a 20 ans, est militante pour la cause des femmes autochtones.

Photo : Brad Crowfoot Photography

Elle souhaite que le nom bientôt choisi pour ce parc puisse honorer sa mère et toutes les femmes autochtones qui ont perdu la vie.

Il faut s'assurer qu'elles ne deviennent pas des statistiques, qu'on se souvienne d'elles, soutient Stephanie Harpe.

Ces femmes ont vécu, joué et travaillé dans notre quartier. Elles étaient nos voisines.

Une citation de :Liz John-West, co-instigatrice du projet

Bien plus qu'un nouveau nom

En plus d'obtenir un nouveau nom, le parc qui est pour l'instant vide sera complètement reconçu pour devenir un lieu éducatif sur la violence faite envers les peuples autochtones. Le parc deviendra aussi un lieu de rassemblement pour la communauté autochtone du quartier.

Au début, on parlait d'un nom imprimé sur une plaque, tout simplement, raconte Liz John-West. Mais notre vision s'est élargie. On s'est posé la question ''de quelle autre façon cet espace pourrait être utilisé?''

Les deux chargées du projet collaborent actuellement avec des aînés autochtones pour choisir un nom et un design.

D'ici un an environ, elles souhaitent que les passants s'arrêtent dans ce lieu pour y découvrir des histoires sombres, enfin mises en lumière.

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