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Persistance des problèmes avec Phénix : « Inacceptable », déplore l’AFPC

Le drapeau canadien en berne sur le parlement, vu à travers la grille d'entrée.

Près de 30 % des fonctionnaires fédéraux qui ont répondu à un sondage ont eu des problèmes de paye avec Phénix en 2020. Quant à savoir si tous leurs problèmes de rémunération avaient été réglés, 63 % d'entre eux ont répondu non (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Près de 30 % des fonctionnaires fédéraux ont été touchés par les lacunes du système de paye Phénix en 2020, selon un sondage auquel 188 786 travailleurs de 87 ministères et organismes ont répondu.

Quant à savoir si tous leurs problèmes de paie avaient été réglés, 63 % de ces personnes ont répondu non, indiquent les dernières conclusions du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux, mené annuellement par le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT).

Cinq ans après la mise en œuvre du système de paye connu pour ses ratés, un représentant de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) s’indigne de constater que le cauchemar continue pour des milliers de fonctionnaires. Les problèmes de paye, non seulement ils existent encore, mais l’inaction de la part du gouvernement fédéral pour vraiment [répondre à] ces problèmes-là existe encore aussi. C’est frustrant, c’est décevant, et c’est inacceptable, a commenté le vice-président exécutif régional pour la région de la capitale nationale, Alex Silas, au Téléjournal Ottawa-Gatineau vendredi soir.

Prise d'image lors d'une entrevue Skype. L'homme est assis devant des affiches syndicales.

Alex Silas, vice-président exécutif régional de la région de la capitale nationale à l'Alliance de la fonction publique du Canada (archives)

Photo : Radio-Canada

Alex Silas qualifie d’absolument scandaleux le fait qu’en plus de ces travailleurs actifs, d’anciens fonctionnaires qui ont pris leur retraite ou qui ont quitté le gouvernement fédéral n’aient toujours pas reçu leur indemnisation pour les ratés de Phénix et ignorent encore quand cette compensation leur sera versée.

Le stress a aussi globalement augmenté chez les fonctionnaires, démontre le sondage. Le SCT, dans les faits saillants qu'il dresse des résultats, affirme que les niveaux de stress liés au travail ont été « légèrement plus élevés » qu'en 2019. Le ministère cite en exemple le fait que la proportion d'employés se disant épuisés émotionnellement après leur journée de travail est passée de 29 % à 31 %

Or, plusieurs questions ont été ajoutées au coup de sonde annuel dans la foulée de la pandémie et permettent de déterminer des sources de stress importantes. Celles-ci ne se mesurent pas par rapport à 2019.

Par exemple, le stress associé à l'équilibre entre le travail et la prestation de soins à des proches recueille 37 % si l'on tient compte des répondants ayant dit avoir été touchés modérément, dans une grande mesure ou dans une très grande mesure.

En entrevue, vendredi, M. Silas a rappelé que l’AFPC a mené son propre sondage et que 55 % des 8000 répondants disaient avoir un niveau de stress plus élevé en raison de la situation sanitaire.

Dans notre prochaine ronde de négociations, c’est sûr que ça va être une priorité de parler du travail à distance et du droit de déconnexion. Ce n’est pas juste une chose qu’il va falloir régler à la table de négociations. C’est une chose sur laquelle le gouvernement du Canada, comme employeur, va devoir agir de manière proactive : légiférer le droit de déconnexion, a ajouté Alex Silas.

Par ailleurs, l’AFPC se prépare à une audience de grief à la fin de l’été pour contester la mise à jour apportée par le SCT dans l’application du code 699, code permettant aux salariés d’avoir des congés payés pour des raisons autres que la maladie ou les vacances. Ce changement stipule que les congés de ce type devraient être accordés au cas par cas .

Alors que les parents ont dû jongler pendant des semaines avec le travail et l’école à la maison, l’AFPC reproche au SCT d’aller à l’encontre des conventions collectives.

Selon un sondage mené par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) dont les résultats ont été partagés à la fin de mars, les femmes sont deux fois plus susceptibles de se voir refuser un congé 699.

Au yeux d'Alex Silas, aucun retour au bureau en présentiel ne se fera avant 2022. Il va falloir qu’il y ait une consultation significative avec les syndicats, avec les travailleurs et travailleuses eux-mêmes, pour s’assurer que ça se fasse de manière saine et sécuritaire, a-t-il conclu.

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