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Manifestations de soutien aux Palestiniens en Europe et en Tunisie

Manifestation propalestinienne à Berlin.

Des manifestants défilent le jour de la Nakba pour réclamer les droits des Palestiniens, le 15 mai 2021, à Berlin, en Allemagne. Les manifestations de cette année se déroulent dans un contexte de violences entre les milices palestiniennes et l’armée israélienne.

Photo : Getty Images / Sean Gallup

Radio-Canada

Paris, Londres, Berlin, Madrid, Copenhague et Tunis : de nombreuses villes ont été samedi le théâtre de manifestations de soutien aux Palestiniens, notamment ceux vivant à Gaza sous le bombardement de l’armée israélienne, qui dit cibler le mouvement Hamas dans un nouveau cycle de violences de l’interminable conflit au Moyen-Orient.

Ils étaient 150 000 à défiler dans le centre de Londres, selon les organisateurs. Les manifestants se sont d’abord donné rendez-vous à Marble Arch, à côté de Hyde Park, en mi-journée, avant de se diriger vers l'ambassade d'Israël, brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes demandant de libérer les Territoires palestiniens.

Assez de l'oppression! Nous en avons assez de l'oppression […] Aujourd'hui, nous disons assez, assez de la complicité, a déclaré l'envoyé palestinien au Royaume-Uni, Husam Zomlot, en s'adressant à la foule.

Les organisateurs, dont faisaient notamment partie la coalition Stop the War, l'association musulmane du Royaume-Uni et la Campagne pour le désarmement nucléaire, ont appelé le gouvernement britannique à intervenir immédiatement pour faire en sorte que les violences brutales d'Israël contre le peuple palestinien ne restent pas impunies.

Des manifestants se rassemblent devant l'ambassade d'Israël à Londres.

Des manifestants se rassemblent devant l'ambassade d'Israël en soutien aux Palestiniens, le 15 mai 2021, à Londres.

Photo : Getty Images / Chris J Ratcliffe

Plusieurs villes françaises ont également répondu à l’appel, bravant dans certains cas l'interdiction des autorités, comme dans la capitale, où l’on a fait état de face-à-face tendus entre manifestants et forces de l'ordre.

À Paris, quelque 4200 policiers et gendarmes ont été mobilisés, selon la préfecture de police. Les forces antiémeutes ont procédé à la dispersion systématique et immédiate en utilisant des lanceurs d'eau et des gaz lacrymogènes.

Les médias ont rapporté quelques accrochages dans le quartier populaire de Barbès, dans le nord de Paris, où les manifestants narguaient les forces de l’ordre avec des slogans comme Palestine vivra. Palestine vaincra et Israël assassin.

Les organisateurs ont critiqué les autorités françaises, qui veulent, selon eux, laisser pourrir la situation. Interdits à Paris, mais autorisés ailleurs, des rassemblements et des manifestations ont eu lieu à Strasbourg, où ils étaient 4000 à marcher derrière une banderole Palestine urgence, contre le mur et l'occupation, pour le respect du droit international, engagement immédiat de l'Europe. Ils étaient moins nombreux à Montpellier, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes et Rennes.

Des policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau à Paris pour tenter de disperser un rassemblement.

Des policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau à Paris pour tenter de disperser un rassemblement propalestinien organisé malgré l'interdiction des autorités.

Photo : Getty Images / THOMAS COEX

Forte mobilisation en Allemagne

Plusieurs milliers de personnes ont aussi manifesté à Berlin et dans plusieurs autres villes allemandes, à l'appel de collectifs propalestiniens.

À Berlin, c’est derrière le mot d'ordre Marche du peuple palestinien pour la libération et le retour que plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur l'Hermannplatz, la place centrale, brandissant des drapeaux turcs et palestiniens ainsi que des pancartes appelant au boycottage d'Israël.

Les manifestants criaient entre autres Palestinian Lives Matter ou encore Sauvez Cheikh Jarrah, quartier de Jérusalem-Est où des familles palestiniennes sont menacées d'éviction par des colons israéliens.

Là aussi, les autorités ont dû procéder à des arrestations de manifestants, dont certains ont lancé des projectiles sur les policiers.

Manifestants à Madrid.

Environ 2500 personnes ont manifesté en appui aux Palestiniens, samedi à Madrid.

Photo : Reuters / Juan Medina

En Espagne, c’est à Madrid que les manifestants propalestiniens ont choisi de sortir, samedi. Ils étaient environ 2500 à battre le pavé dans la capitale, le tout dans le calme.

Jérusalem, capitale éternelle de Palestine, pouvait-on lire sur les banderoles et pancartes brandies par les manifestants.

Ce n'est pas une guerre, c'est un génocide! ont-ils scandé en remontant de la gare d'Atocha à la place del Sol.

Ils sont en train de nous massacrer. Nous sommes dans une situation dans laquelle la Naqba ("la catastrophe" en arabe) se poursuit en plein XXIe siècle, a déclaré à l'AFP Amira Cheikh-Ali, 37 ans, fille de réfugiés palestiniens, faisant référence au terme utilisé pour désigner l'exode des Palestiniens après la création de l'État d'Israël en mai 1948.

À Varsovie, environ 300 personnes, principalement des Palestiniens établis en Pologne, ont manifesté devant l'ambassade d'Israël. Drapeaux palestiniens à la main, ils ont brandi des pancartes Stop à l'holocauste des Palestiniens ou Jérusalem, la capitale de la Palestine, et crié des slogans en faveur de la Palestine libre.

À Rome, quelques centaines de personnes se sont rassemblées près de la basilique Santa Maria Maggiore, portant de grands drapeaux palestiniens et chantant des slogans.

Pas besoin d'être musulman pour soutenir la Palestine, il suffit d'être humain, proclamait une pancarte.

Au Danemark, la police a procédé à trois arrestations dans la capitale à la suite de violences. Des manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre et sur l'ambassade israélienne, selon les médias. Une manifestation devant l'ambassade d'Israël à Copenhague a été dispersée en raison de troubles à l'ordre public, a expliqué la police locale sur Twitter.

Colère à Tunis

En Tunisie, des centaines de manifestants ont bravé le confinement dû à la COVID-19 pour se rassembler dans le centre de la capitale, avant de défiler sur l'emblématique avenue Habib Bourguiba, sous surveillance policière.

Les manifestants étaient critiques à l’endroit des gouvernements occidentaux.

Quand il s'agit de massacres contre les Palestiniens, les puissances internationales restent muettes et sans réaction face aux crimes sionistes, a dénoncé Dalila Borji, une étudiante de 23 ans. Pour sa maman Nahla, cette injustice alimente de plus en plus la haine des gens envers Israël et les pays qui le soutiennent.

Le gouvernement tunisien a condamné une agression contre les Territoires palestiniens menée par Israël et a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités.

Vendredi en Jordanie, des milliers de personnes ont pris part aux plus grands rassemblements organisés dans le pays en solidarité avec les Palestiniens de Jérusalem et de Gaza. À Amman, la manifestation a débuté après la prière du vendredi à l'extérieur de la Grande Mosquée Husseini, dans le centre de la capitale.

Depuis lundi, la flambée de violence entre l’armée israélienne et le mouvement Hamas, à Gaza, ne montre aucun signe d'accalmie. Le dernier bilan des autorités palestiniennes fait état de plus de 130 morts dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza.

Les forces israéliennes disent répondre aux tirs de roquettes du Hamas sur Israël. Ces tirs ont commencé après le soulèvement palestinien sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, qui a fait 10 morts.

Avec les informations de Agence France-Presse

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