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Vaccination : ne pas encombrer les cliniques pour les Autochtones en milieu urbain

La Dre Joss Reimer lors d'une conférence de presse.

La Dre Reimer demande de ne pas prendre la place des Autochtones et des sans-abri dans les cliniques pour les Autochtones en milieu urbain. (archives)

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

La responsable médicale du groupe de travail sur la vaccination contre la COVID-19 au Manitoba, Joss Reimer, demande aux non-autochtones de ne pas aller se faire vacciner dans les cliniques pour les Autochtones en milieu urbain.

Ces centres de vaccination, également à destination des sans-abri, ont été ouverts le mois dernier à Winnipeg, Brandon, Portage la Prairie et Thompson. Elles ont été mises en place en partie parce que la COVID-19 a eu un impact disproportionné sur les Premières Nations du Manitoba.

Ces cliniques sont conçues pour accroître l'accessibilité et offrir des espaces culturellement sûrs aux membres des Premières Nations, qu'ils soient inscrits ou non, aux Métis et aux Inuits, a déclaré la Dre Reimer lors d'une séance d'information à destination des médias, vendredi.

Lorsque des personnes non autochtones prennent des rendez-vous dans ces cliniques, cela limite l'accès des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

La COVID-19 a durement touché les Autochtones du Canada, en grande partie à cause de facteurs socio-économiques comme le surpeuplement des logements et les taux plus élevés de maladies chroniques.

Les Forces armées canadiennes ont été appelées à six reprises au Manitoba pour lutter contre les épidémies dans les communautés autochtones.

Sur les 4163 cas actifs de COVID-19 dans la province en date de vendredi, 929 concernent des membres des Premières Nations, selon les données de l’équipe de coordination de la réponse à la pandémie des Premières Nations du Manitoba.

Ils représentent aussi plus d'un quart des hospitalisations provinciales et près d'un tiers des hospitalisations en unité de soins intensifs, selon ces données.

Ces chiffres ne comprennent pas les données concernant les Inuits et les Métis du Manitoba.

De gros efforts sont déployés pour que les Autochtones aient confiance en les vaccins contre la COVID-19 et puissent y avoir accès. Les cliniques de vaccination pour les Autochtones en milieu urbain font partie de ces initiatives.

Il est très important que nous offrions ces options aux communautés autochtones urbaines qui sont exposées à des risques plus élevés et que nous le fassions de la manière la moins contraignante possible, a expliqué la Dre Reimer.

Seules les personnes qui s'identifient comme Autochtones ou qui partagent un foyer avec une personne qui s'identifie comme telle doivent se rendre dans ces cliniques, selon Joss Reimer.

Les Manitobains qui ne répondent pas à ces critères sont invités à prendre rendez-vous dans les supercliniques, les cliniques temporaires, les cabinets médicaux et les pharmacies, a précisé la responsable médicale.

Placer les Autochtones en tête de la file d'attente

Les responsables des cliniques de vaccination de masse de la Première Nation de Peguis, située à environ 160 kilomètres au nord-ouest de Winnipeg, ont trouvé un moyen de contourner le problème.

Jeudi et vendredi, l'une de ces cliniques s’est tenue à l'hippodrome Assiniboia Downs, à Winnipeg.

Denise Bear avec son équipement de protection personnelle.

Il y a eu une très bonne participation à la clinique organisée jeudi et vendredi à Winnipeg, selon Denise Bear.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Certains [membres de la Première Nation] ont dû prendre des congés supplémentaires pour se faire vacciner et d’autres ont eu des problèmes de transport, déclare la directrice intérimaire de la santé du Peguis Health Centre, Denise Bear, qui a aidé le groupe de travail à organiser la clinique.

La mise en place d'une clinique à Winnipeg était tout simplement plus pratique pour eux.

Lorsqu'elle a ouvert ses portes jeudi à 10 h, la file d'attente s'étendait sur environ 250 mètres, avec des membres de la communauté et des personnes non autochtones, raconte Denise Bear.

La clinique disposait d'agents de sécurité qui dirigeaient les Autochtones vers l'avant de la file, car c'est le groupe prioritaire pour les doses de vaccin de Moderna dont dispose la clinique.

L'équipe de la clinique avait administré 770 doses du vaccin de Moderna au moment où Denise Bear a parlé à CBC/Radio-Canada vendredi. Au moins 500 d'entre elles ont été inoculées à des membres de Peguis.

Au total, 63 672 doses de vaccin ont été administrées aux membres des Premières Nations en date de vendredi, selon les données de l'équipe de coordination.

En date du 13 mai, près de 60 % des membres des Premières Nations vivant dans des communautés avaient reçu au moins une dose de vaccin, et près d'un tiers des personnes vivant hors des communautés ont été vaccinées, selon les données provinciales.

Avec les informations de Nicholas Frew

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