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Matane souhaite encadrer la construction de minimaisons

Un modèle de minimaison en construction.

Des minimaisons sont construites près de Matane.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Radio-Canada

Devant la popularité grandissante de la construction de minimaisons dans la région, Matane compte se doter d’un règlement municipal pour encadrer cette industrie.

La crise immobilière et les réseaux sociaux sont deux facteurs qui contribuent à l'essor des minimaisons.

Beaucoup de gens veulent se tourner vers ça parce qu’on s'entend que ça coûte moins cher. C’est souvent beaucoup plus écologique et ça ne prend pas un aussi gros terrain. Donc, ça pourrait faire partie de la solution pour contrer la crise immobilière, note Camille Therrien-Tremblay, une entrepreneure qui se spécialise dans la construction de micro-habitations depuis deux ans.

Mme Therrien-Tremblay observe une grande demande pour ces infrastructures minimalistes, tant du côté touristique que résidentiel, surtout depuis le début de la crise immobilière.

Camille Therrien-Tremblay à côté d'une structure en bois d'une minimaison en construction.

L'entreprise de Camille Therrien-Tremblay fabrique des minimaisons depuis deux ans.

Photo : Radio-Canada

Encore faut-il que les municipalités suivent la vague et encadrent la construction de ces minimaisons. Très peu de villes ont adopté de tels règlements, mais Matane compte saisir l’occasion.

L’idée, c’est de diversifier notre offre d’hébergement sur le territoire pour attirer des gens qui ont des intérêts très différents, explique le maire de Matane, Jérôme Landry. Il y a des gens qui veulent avoir des fermettes, il y a des gens qui veulent avoir de grandes propriétés et il y a des gens aussi qui veulent avoir de petites maisons à faible coût, à faible hypothèque. Ce qui fait en sorte qu’on doit s’ajuster à cette demande-là de façon réglementaire.

Parmi les secteurs ciblés par Matane, on note celui situé près du cégep. Une des entrées de la ville serait également visée.

Tant qu’à autoriser des quartiers de minimaisons, tant qu’à être dans ce processus-là et à se poser des questions puis à développer un règlement pour ça, c’est un bon moment pour profiter de la tendance et se dire : "Est-ce qu’on peut en ajouter dans d’autres quartiers, mais comme deuxième unité?", propose pour sa part le chercheur Guillaume Lessard, dont le doctorat portait sur l’évolution de ce marché au Québec.

Le futur règlement facilitera notamment la vie des acheteurs de minimaisons, croit Camille Therrien-Tremblay, qui salue l’initiative municipale.

Quelques détails administratifs restent à peaufiner, mais la Ville croit qu’il sera possible de construire des minimaisons sur son territoire dès cet été.

D'après un reportage de Marguerite Morin

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