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La Grande Bibliothèque ferme à cause de la fuite de données de La Place 0-5

Pour protéger les renseignements personnels des Québécois, d'autres services numériques du gouvernement sont suspendus.

BAnQ, la Grande Bibliothèque.

D'autres services numériques du gouvernement du Québec sont suspendus par mesure préventive.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Dans une cascade de conséquences, l'attaque informatique de La Place 0-5 entraîne la fermeture immédiate des locaux et de services en ligne de la Grande Bibliothèque. D'autres clients du fournisseur technologique par qui la brèche de sécurité est arrivée sont concernés, comme Hydro-Québec, Loto-Québec, une vingtaine de municipalités, HEC Montréal et même les Forces armées canadiennes.

Cette mesure d'urgence est prise de façon préventive afin de protéger les données personnelles des abonnés, écrit dans un communiqué Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). La fermeture durera jusqu'à mardi matin.

La plateforme informatique d'authentification sécurisée et de gestion des droits d’accès des usagers de BAnQ est délivrée par l'entreprise InMedia, la même visée par l'attaque de La Place 0-5.

Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi soir que tous les clients de ce fournisseur technologique doivent prendre des mesures préventives pour éviter de subir le même sort.

Il a été demandé à tous les ministères et organismes publics qui utilisent des systèmes s'apparentant à celui en cause de fermer immédiatement l'accès à leurs services numériques si ceux-ci contiennent des données jugées sensibles.

Une citation de :Communiqué du gouvernement du Québec

Les données personnelles de 5000 enfants et parents en attente d'une place en garderie ont été dérobées la fin de semaine dernière par un pirate informatique. Le gouvernement a par la suite lancé un audit de sécurité alors que Radio-Canada révélait que d'autres entreprises du web qui fournissent des services technologiques ont accès aux données personnelles des enfants et des parents, sans toutes les garanties de sécurité.

« La cybersécurité des données gouvernementales est prise très au sérieux et des actions sont en cours afin d'éviter que d'autres incidents semblables surviennent », écrit le gouvernement du Québec.

De nombreux clients au Québec, au Canada et dans le monde

Pour le moment, rien n'indique que d'autres renseignements personnels ou confidentiels ont été dérobés. Toutefois, des institutions sont sur le qui-vive.

Parmi les clients québécois du fournisseur technologique InMedia, on trouve Hydro-Québec, Loto-Québec, HEC Montréal, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) ou encore le Réseau informatisé des bibliothèques gouvernementales.

Une vingtaine de villes du Québec ont retenu ces services informatiques, dont Laval, Brossard, Trois-Rivières, Gatineau, Sherbrooke, Saint-Jérôme, Drummondville, Shawinigan et Granby.

À l'échelle canadienne, les bibliothèques des Forces armées canadiennes sont clientes, ainsi que la Commission canadienne du tourisme, qui exerce ses activités sous le nom de Destination Canada. La Ville de Stratford, en Ontario, est aussi cliente.

En France, plusieurs grandes villes, comme Lyon et Marseille, utilisent les services du fournisseur québécois pour leurs bibliothèques. Il en est de même pour le siège de l'UNESCO à Paris et l'Université Sciences Po de Paris.

Des villes européennes comme La Haye (Pays-Bas), Genève (Suisse) et Cologne (Allemagne) utilisent aussi InMedia.

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