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Les syndicats d'enseignants de la région entérinent les offres gouvernementales

Des manifestants et une affiche sur laquelle on peut lire "faut que ça change maintenant".

Les activités de revendications des enseignants avaient été très visibles.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Lors d’assemblées tenues au cours des derniers jours, les enseignants des quatre centres de services scolaires de la région, tous affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont entériné les plus récentes offres gouvernementales en vue du renouvellement de leur convention collective.

Les membres du Syndicat de l’enseignement du Lac-Saint-Jean ont accepté l'offre patronale à 92 %. Il s’agit du pourcentage le plus élevé des quatre. Le vote s’est soldé par une majorité de 85 % en faveur de la proposition chez les membres du Syndicat de l’enseignement des Rives-du-Saguenay et de 83 % au Syndicat de l’enseignement de Louis-Hémon, dans le haut du Lac-Saint-Jean. L’adhésion la plus faible a été enregistrée au Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, avec une majorité de 80 %.

L’assemblée précédant le vote des enseignants oeuvrant sur le territoire du Centre de services scolaires De La Jonquière a donné lieu à de vifs échanges.

Plusieurs enseignants se sont exprimés. Évidemment qu’il y a des éléments qui n’étaient pas totalement satisfaisants, mais dans l’ensemble, à une majorité de 80 %, les enseignants ont voté en faveur de cette proposition globale-là , a expliqué, vendredi, la présidente du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière, Nicole Émond.

La présidente refuse de dire que les débats ont eu lieu sur fond de clivage générationnel, alors que des enseignants plus jeunes auraient préféré des gains quant à la reconnaissance de leur travail et l’allégement de la tâche plutôt qu'une hausse de leur salaire.

On n’a pas dans cette proposition-là tous les services qu’on souhaitait et il n’y a pas l’allégement de la tâche qu’on demandait au départ. C’est plus ces éléments-là qui sont difficiles. Je ne dirais pas qu’il y a un clivage entre plus expérimentés et moins expérimentés. Je n’exprimerais pas ça comme ça. Dans ce qu’on nous offre, il y a quand même une hausse pour les six premiers échelons […]. Il y a une hausse du taux de suppléance. Pour tous les enseignants, la hausse du maximum de l’échelon, tout le monde va y arriver, affirme Nicole Émond.

Une trahison, selon certains

Un enseignant avec qui nous avons discuté s’est dit trahi et a qualifié de poudre aux yeux l’offre gouvernementale.

Ça fait déjà quelques mois qu'on envoie le message à l'ensemble du Québec que les conditions dans la classe doivent changer, que c'est devenu une réalité inacceptable et que si on fait des moyens de pression, c'est pour le bien des élèves. Mardi, 80 % des enseignants ont voté pour grossir leur portefeuille sans obtenir de réelles améliorations au système. Grosso modo, ça donne 10 000 $ de plus brut par année quand tu es au top de l'échelle salariale, et ils enlèvent un échelon , a-t-il dit, préférant ne pas être nommé.

Des négociations se poursuivent à la table centrale et les paramètres salariaux restent à définir.

Le gouvernement dit offrir une augmentation de 8 %, mais ça comprend un forfaitaire pour toute la CSQ. Donc, il reste ce dossier-là qui n’est pas réglé. Aussi, il y a des membres au niveau des services professionnels et de soutien et on espère beaucoup du règlement pour ces catégories de personnel là , a ajouté la présidente du Syndicat de l’enseignement De La Jonquière.

Après la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), tous les syndicats d’enseignants de la province associés à la CSQ tiennent présentement leurs votes. En pondérant les résultats au pro rata du nombre de membres, il sera possible de déterminer s’il y a entente de principe, ou non. Dans certains secteurs du Québec, le vote s’est soldé par une minorité de 45 % en faveur des offres.

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