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Inondations aux T.N.-O. : le fleuve monte encore à Fort Simpson

L’île de Fort Simpson inondée.

Le fleuve Mackenzie a atteint un niveau record de 16 mètres à Fort Simpson le vendredi 14 mai en après-midi.

Photo : Laurie Ozmun Nadia/Facebook

Le niveau du fleuve Mackenzie a atteint 16 mètres à Fort Simpson, vendredi après-midi, alors que l’incertitude persiste chez les évacués de la région du Dehcho, aux Territoires du Nord-Ouest.

Les problèmes des quelque 700 évacués de Fort Simpson et de la centaine d’autres de Jean Marie River, sont loin d’être terminés.

À Fort Simpson, les autorités et les bénévoles gardent à l'œil le niveau du fleuve Mackenzie ainsi qu’un embâcle à une quinzaine de kilomètres en aval.

Vendredi après-midi, le niveau de l'eau a atteint 16 mètres, selon le résident de Fort Simpson Brandon Buggins, qui retourne souvent dans la zone sinistrée pour surveiller la situation.

L’ordre d’évacuation a été lancé la fin de semaine dernière, lorsque le niveau du fleuve a atteint 14 mètres.

Les autorités de la communauté ne s'attendent pas à ce que les résidents puissent retourner à leur demeure dans les prochains jours.

Les rues de Fort Simpson inondées.

Les autorités ne savent pas encore quand ils pourront redonner accès au village.

Photo : Laurie Ozmun Nadia/Facebook

En aval de Fort Simpson, à Jean Marie River, les dirigeants de la communauté affirment que la majorité de leurs maisons sont endommagées ou ont été détruites par les inondations et une fuite de carburant. Leur retour à la maison reste incertain.

Malgré l'incertitude, des membres des communautés avoisinantes prêtent main-forte.

Frustration chez certains bénévoles

Mercredi, Melaw Nakehk’o a conduit plus de 1000 kilomètres, soit un aller-retour entre Yellowknife et Jean Marie River, pour apporter une tente à un aîné évacué dans un campement.

Comme plusieurs bénévoles, elle se demande pourquoi des équipes ayant de l’expérience en secours après sinistres n’ont pas encore pris le relais. La plupart des bénévoles sur place tentent d’aider leur communauté tout en devant gérer leurs propres pertes.

N’est-ce pas le travail de quelqu’un, aux Territoires du Nord-Ouest, d’aller sur place et de s’assurer que les besoins essentiels des évacués sont comblés, se demande-t-elle.

Melaw Nakehk'o devant une tente.

Melaw Nakehk'o a déclaré qu'elle aimerait voir des fonctionnaires prendre le relais des bénévoles qui aident leurs communautés et font face à la perte.

Photo : Melaw Nakehk'o

La coordonnatrice de l’approvisionnement du campement d’évacués érigé près de la communauté, Beth Hudson, s’inquiète pour sa part de l’évolution des choses.

Elle estime qu'entre 400 et 500 sinistrés campent actuellement sur le terrain, mais comme il n’y a pas de décompte officiel, ces chiffres sont incertains. En entrevue à CBC vendredi matin, le maire de Fort Simpson, Sean Whelly, a plutôt chiffré le nombre d’évacués installé dans le campement à une centaine de personnes.

Les autres sont éparpillés chez des amis et de la famille dans la zone sécuritaire de Fort Simpson ou ailleurs au territoire ainsi que dans un centre d’évacués à Fort Smith.

Beth Hudson sourit pour la caméra.

Beth Hudson est l'une des nombreuses bénévoles qui se sont mobilisées pour aider les personnes déplacées par les inondations à Fort Simpson, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / John Van Dusen

Le moral est élevé, mais c'est difficile, estime-t-elle. Les gens se rendent compte qu'ils pourraient devoir camper dans un champ ouvert et boueux pendant [plusieurs autres jours].

Les gens sont en sécurité

En entrevue vendredi matin, le maire de Fort Simpson a assuré que des mesures sont en place pour permettre de transporter n’importe qui qui ne peut pas rester au campement.

La plupart des gens sont en sécurité, au chaud et plutôt confortables, dit-il, mais je comprends que certains ne soient pas tout à fait satisfaits de leur situation. Nous faisons du mieux que nous pouvons.

Je crois que notre plus gros problème sera si la situation perdure et que les gens ne peuvent pas rentrer chez eux, explique-t-il. Le nettoyage sera aussi un défi [...] nous pouvons en faire beaucoup, mais l’aide de l’extérieur sera nécessaire.

La réponse du gouvernement

Dans un communiqué envoyé jeudi soir, le gouvernement a résumé le travail qu’il fait pour répondre aux inondations.

Jusqu'à présent, le territoire explique avoir envoyé des avions pour soutenir ceux qui avaient besoin de quitter la communauté et, sur certains vols, il a apporté des biens essentiels d'urgence. Le gouvernement ajoute évaluer la meilleure façon de gérer les dons pour les résidents, mais indique que plus de détails viendront plus tard.

Lorsque ce sera sécuritaire, le gouvernement commencera à évaluer les dommages causés aux maisons et aux établissements communautaires, indique le communiqué. Une partie de ce travail consistera à déterminer combien coûteront les réparations.

Le territoire dit déjà être en discussion avec Ottawa pour savoir comment le fédéral pourra contribuer.

Avec des informations d'Anna Desmarais et Loren McGinnis

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