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Vente avortée à PKP : Transat survivra, assure son principal actionnaire

Un avion d'Air Transat

La survie de Transat A.T. n'est pas menacée par l'échec des négociations avec Pierre Karl Péladeau, selon Letko, Brosseau & Associés.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Ce n'est pas parce que la transaction avec l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau a échoué cette semaine que la société Transat A.T. doit nécessairement se remettre à la recherche d'un nouvel acquéreur, soutient la firme Letko, Brosseau & Associés.

Selon son vice-président aux Services d'investissement David Desprès, qui était de passage vendredi soir à l'émission Zone économie, Transat peut très bien survivre par elle-même.

À ce point-ci et dans le futur, nous croyons que Transat a tous les éléments pour réussir et prospérer, a-t-il fait valoir à Gérald Fillion.

Selon lui, les liquidités de Transat sont adéquates et suffisantes pour finir de traverser la crise. Sa firme d'investissement entrevoit même un fort rebond du tourisme et du trafic aérien dans les prochains mois, ce qui devrait avoir un effet à la hausse sur le cours de l'action, prédit-il.

On est très confiants dans les perspectives futures de Transat dans sa forme actuelle et on n'a pas besoin d'une autre offre, a affirmé le vice-président de Letko, Brosseau & Associés, vendredi.

Le premier actionnaire de Transat dit non à PKP

Bien sûr, les gestionnaires de la firme demeurent ouverts à écouter toutes les propositions. C'est notre devoir de fiduciaire envers nos clients, rappelle M. Desprès.

Mais celui-ci insiste sur le fait que l'offre de Pierre Karl Péladeau à 5 $ l'action n'était pas supérieure à celle présentée par Air Canada en octobre dernier.

Le grand patron de Québecor est un gestionnaire extraordinaire, a reconnu David Desprès vendredi. Mais la proposition d'Air Canada, elle, était accompagnée de certaines actions du transporteur aérien, qui ont pris de la valeur dans les derniers mois.

M. Desprès évalue une offre équivalente en « actions Transat » à 7,50 $ l'action, aujourd'hui.

Letko, Brosseau & Associés est l'actionnaire le plus importante de Transat A.T. avec 12,4 % des actions. La firme n'entend toutefois pas devenir actionnaire majoritaire de la société. On supporte l'équipe en place et on n'a aucune intention de privatiser Transat, a certifié M. Desprès, vendredi.

Transat a également réagi vendredi aux déclarations de Pierre Karl Péladeau, qui avait confirmé la veille à Zone économie qu'il n'avait plus d'intérêt à acheter l'entreprise.

Par voie de communiqué, la compagnie aérienne a fait savoir que les discussions s'étaient poursuivies jusqu'à jeudi et qu'elle prenait note des déclarations publiques de M. Péladeau, ajoutant qu'elle n'avait reçu pour sa part aucune communication formelle à ce sujet.

Transat A.T. a également souligné que l'accord conclu le mois dernier avec le gouvernement fédéral, qui lui donnera accès à des liquidités supplémentaires de 700 millions de dollars sous forme de prêt, lui permettra de planifier la reprise de ses activités et la mise en œuvre de son plan stratégique.

Des défis temporaires

La compagnie aérienne devait initialement être vendue à Air Canada, mais les deux compagnies, d'un commun accord, ont décidé début avril de mettre un terme à leur entente après que la Commission européenne eut indiqué qu'elle n'approuverait pas la transaction.

Quelques jours plus tard, la firme Letko, Brosseau & Associés avaient assuré, comme elle l'a fait vendredi, que Transat était assez forte pour continuer à voler de ses propres ailes.

La pandémie de COVID-19 a frappé fort, cela dit, et aucun transporteur aérien n'a été épargné par la baisse d'achalandage et les restrictions imposées par les gouvernements. Chez Transat, tous les vols sont suspendus depuis la fin janvier. Sur son site web, on indique que les activités ne devaient pas reprendre avant le 29 juillet.

N'empêche : Letko, Brosseau & Associés considère les défis actuels auxquels [Transat] est confrontée comme temporaires, selon les termes employés par la firme dans un communiqué de presse émis vendredi après le passage de M. Desprès à RDI.

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