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Programme scolaire : presque tous les conseils s'y opposent et veulent leur mot à dire

Les francophones doivent défendre leurs droits linguistiques pour y trouver une place, selon des éducateurs.

Une fille parle devant un tableau noir en lisant une feuille devant les autres élèves.

L'opposition néo-démocrate appelle le gouvernement albertain à abandonner le projet.

Photo : iStock

Les conseils scolaires de l'Alberta se sont tous exprimés au sujet de l'ébauche du programme scolaire : 56 des 61 conseils de la province refusent de le tester dans leurs écoles, indiquent des données compilées auprès d'eux par CBC.

Ce n'est plus un secret que la majorité est contre cette ébauche. Ce qui est moins clair, c'est qui aura le dernier mot quant au contenu du programme : les écoles ou le gouvernement.

Le ministère de l'Éducation visait la participation d'environ 10 % des élèves à son projet pilote pour la maternelle à la 6e année. Les voix qui s'y opposent englobent toutefois presque 95 % de la population écolière des conseils albertains.

Vendredi, Radio-Canada a demandé au ministère de l'Éducation si le programme sera tout de même testé et s'il serait toujours mis en place en 2022. Une porte-parole de la ministre Adriana LaGrange a répondu dans une courte déclaration envoyée par courriel.

L'ébauche du programme scolaire est précisément cela : une ébauche. Tous les conseils scolaires pourront soumettre leurs commentaires, peu importe s'ils ont choisi d'y participer ou non.

Une citation de :Charlotte Taillon, porte-parole du ministère de l'Éducation

La date de mise en oeuvre, pour sa part, ne semble pas avoir bougé.

Les Albertains, dont les enseignants et les parents, peuvent transmettre leurs commentaires jusqu'au perfectionnement de l'ébauche, d'ici l'automne 2022, écrit Charlotte Taillon.

Vendredi, la députée néo-démocrate Sarah Hoffman a qualifié le document de déchet qui doit être jeté à la poubelle. L'opposition appelle le gouvernement albertain à abandonner complètement son projet.

Des cartons montrant les noms de la semaine en français avec une épingle sur un fil.

Beaucoup de parents et d'éducateurs francophones se sentent réduits au silence.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Une fraction des élèves, zéro voix francophone

Ces dernières semaines, le programme proposé continuait de faire l'objet de critiques, notamment dans la communauté francophone.

Avec une aussi fine tranche du gâteau qui sera de la partie, il sera difficile de procéder à un test sérieux de l'ébauche, admet le président de la Fédération des Conseils scolaires francophones de l'Alberta (FCSFA), Réginald Roy.

Jusqu'au moment où il y aura quelque chose d'acceptable, on ne peut pas avancer avec le projet pilote, dit-il. Le ministère dit vouloir travailler avec nous, mais on ne sait pas à quel point il sera réceptif à nos demandes.

En contraste à un sentiment d'impuissance se trouve la force de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, soutient Réginald Roy. Non seulement l'article assure une instruction en français aux minorités, mais il leur donne un degré de gestion de leurs écoles.

On n'a pas le pouvoir de faire changer l'ébauche. Par contre, on peut faire des arguments en fonction des obligations dans la Charte, qui dit que les droits linguistiques des francophones doivent être respectés.

Une citation de :Réginald Roy, président de la FCSFA

D'après Réginald Roy, la communauté francophone de l'Alberta a désormais la tâche et l'obligation de défendre ces droits-là. Ce sera la clé, selon lui, pour retrouver une voix forte au sein du ministère de l'Éducation.

Avec des informations de Janet French

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