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L’Harricana remanie des directions d'écoles pour préparer la relève

Le Carrefour du savoir Harricana, à Amos

Le Carrefour du savoir Harricana, à Amos (archives)

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Martin Guindon

Le Centre de services scolaire Harricana (CSSH) se prépare à relever un imposant défi de la relève dans ses directions d’écoles.

L’organisation anticipe le départ à la retraite de près de la moitié de ses effectifs de gestion au cours des prochaines années. D’ici quatre ans, ce sont environ 12 gestionnaires, surtout des directions d’établissement, qui quitteront l’Harricana. Plutôt que de s’imposer un continuel jeu de chaises à chaque départ, le CSSH a annoncé cette semaine le remaniement de 10 postes de direction d'école.

L’objectif, c’est vraiment de prévoir cette transition-là avant que les gens ne quittent pour la retraite. C’est aussi de maintenir une stabilité dans l’organisation pour continuer à offrir des services de qualité. Parce qu’on sait le rôle important de leaders que jouent les directions d’établissement. On voulait s'assurer que cette transition-là se fasse bien dans les trois ou quatre prochaines années, explique le directeur général, Yannick Roy.

Heureusement, le recrutement n’est pas un enjeu majeur pour l’Harricana, qui a toujours traité ce volet en amont. Le CSSH possède une banque de sept candidats, dont il assume d'ailleurs les coûts de la formation universitaire de deuxième cycle obligatoire, à l’UQAT.

Que ce soit des professionnels ou des enseignants, il y a une belle relève de gestionnaires qui s’en vient à l’Harricana. Moi, je pense que le défi, c’est plus de s’assurer qu’on les accompagne comme il faut, estime Yannick Roy.

Des enjeux bien réels

Il n’en demeure pas moins que l’enjeu de la relève est bien réel au niveau de la gestion scolaire, surtout dans le contexte actuel de la pénurie d’enseignants, bassin naturel de recrutement des futures directions d’école. Les départs à la retraite se multiplient, mais les candidats ne se bousculent pas pour les remplacer.

Il y a une perte d’attractivité de la fonction de direction. Les gens ont l’impression que la différence salariale n’est pas suffisante pour compenser la lourdeur de la tâche qui est associée à une direction d’établissement, souligne Geneviève Sirois, professeure associée en sciences de l'éducation à l’UQAT et professeure à la TÉLUQ.

D’autant plus que les politiques actuelles ont tendance à donner beaucoup d’autonomie aux écoles. C’est très intéressant sur papier, mais qui dit plus d’autonomie dit aussi plus de travail.

En plus, on observe une augmentation du nombre de femmes dans des postes de direction et une diminution de l’âge moyen. Donc, on se retrouve avec de plus en plus de femmes qui ont de jeunes enfants qui doivent aller se former en plus de commencer leurs nouvelles fonctions de direction. Ce ne sont vraiment pas des conditions gagnantes, affirme Geneviève Sirois.

Une profession à valoriser

Au même titre que l’enseignement, la direction d’école est une profession qui a besoin d’être valorisée. C’est surtout le rôle de leadership pédagogique qui attire les futurs candidats, selon elle.

La direction doit amener son équipe à se concentrer autour de la mission de son école, qui est toujours de faire réussir ses élèves. C’est la partie attrayante de la fonction; la plus difficile étant souvent celle de l’administration financière, fait valoir Geneviève Sirois.

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