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Baie-Comeau ne peut se permettre de glisser sous les 20 000 habitants, selon son maire

La Place La Salle à Baie-Comeau : un lieu avec une fontaine, des bancs, des arbres et des commerces.

La Place La Salle de Baie-Comeau (archives).

Photo : Ville de Baie-Comeau

Radio-Canada

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, lance un comité citoyen sur l'enjeu de la baisse démographique dans la ville nord-côtière.

Le maire déplore que chaque année, la Côte-Nord perde un grand nombre de citoyens, un phénomène qu'il observe à Baie-Comeau depuis les années 90.

Baie-Comeau a déjà eu 28 000 habitants, maintenant on est à presque 20 000. Ce n'est pas acceptable qu'on descende en bas de 20 000. Ce n'est même pas possible pour moi que ça arrive donc on prend les grands moyens, indique M. Montigny.

On met en place un comité de réflexion citoyenne et c'est le bureau de la mairie qui le prend en charge. Je veux m'entourer de personnes extrêmement compétentes dans le domaine, des gens de la communauté, des utilisateurs de transports en commun, des gens qui vivent ici, énumère-t-il.

Le maire précise qu'il souhaite utiliser des mesures qui seront proposées par les citoyens de Baie-Comeau pour rendre la ville attrayante.

Le maire de Baie-Comeau sourit à la caméra.

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Yves Montigny soutient qu'une vingtaine de citoyens, issus à la fois du milieu étudiant et du milieu des affaires, ont déjà fait part de leur envie de joindre ce comité.

Selon le maire de Baie-Comeau, attirer de nouveaux citoyens dans la région doit se faire, entre autres, par une plus grande offre de programme d'études postsecondaires. Une meilleure employabilité, un plus grand désenclavement de la région et une meilleure offre de transports doivent aussi s'inscrire au plan.

Pour le maire, le seuil symbolique de 20 000 habitants revêt une importance particulière.

C'est une question de perception chez les citoyens et chez les nouveaux arrivants. Les personnes qui veulent venir habiter dans une ville cherchent à avoir des villes de plus de 20 000 habitants. Je dirais c'est une norme sociale qu'on a, qu'on entend beaucoup. On fait partie des plus grandes villes du Québec, quand on a 20 000 habitants et plus. Il n'est pas question que Baie-Comeau sorte du cercle des grandes villes du Québec, indique M. Montigny.

Utiliser le navettage à son avantage

Directeur du Centre de recherche sur le développement territorial à l'Université du Québec à Chicoutimi, Marc-Urbain Proulx suggère une transformation du système de navettage, aussi appelée fly in-fly out, ainsi que la diversification de l'économie.

Marc-Urbain Proulx

Marc-Urbain Proulx, directeur du Centre de recherche sur le développement territorial de l'UQAC (archives).

Photo : Radio-Canada / Vincent Côté

Pour lui, le boom d'investissements et d'attractivité qu'a connu la Côte-Nord autour des années 40 et 50 s'est aujourd'hui éteint, notamment en raison du système du navettage et de la robotisation de l’industrie minière.

Toujours selon le chercheur, miser sur la transformation du navettage pourrait être une solution pour attirer plus de nouveaux résidents sur la Côte-Nord.

De miser sur le fly in-fly out n'est pas nécessairement mauvais. D'essayer d'attirer des familles qui pourraient travailler dans le Nord, plutôt qu'à partir de Montréal et de Québec, ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée. À ce niveau, Baie-Comeau a une belle expérience avec le chantier de la Romaine. Les gens de Baie-Comeau ont revendiqué que l'avion d'Hydro-Québec s'arrête chez eux et ça a été bénéfique!, remarque M. Proulx.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur

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