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Micoua-Saguenay : les monteurs de lignes de retour lundi

Des travailleurs montent des pylônes.

monteurs de ligne, pylônes d'hydro-quebec, ligne Micoua-Saguenay, dans le secteur de Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

Les quelque 40 monteurs de lignes placés en disponibilité en raison du dégel et d'une pénurie de structures d'acier seront tous de retour au travail lundi sur le chantier de la ligne Micoua-Saguenay d'Hydro-Québec.

La société d'État croit être en mesure d'éviter d'autres arrêts du chantier, mais la situation demeure précaire.

Le chantier de 792 millions de dollars vise à relier le poste Micoua, au nord de Baie-Comeau, au poste Saguenay, dans l'arrondissement de Jonquière. Mais, comme le rapportait Radio-Canada à la mi-avril, une partie du chantier dans le secteur de Labrieville, sur la Côte-Nord, a été paralysé pendant un mois.

On a dû arrêter les travaux premièrement pour la période de dégel, et du même coup on avait les problématiques d'approvisionnement en acier, a rappelé Marie-Claude Lachance, porte-parole d'Hydro-Québec.

Des travailleurs montent des pylônes.

Le chantier est évalué à 792 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Les fournisseurs ont de la difficulté à s'approvisionner en acier. Et comme chaque pylône est différent de son voisin, ce sont principalement les pylônes à haubans qui posent problème. En raison de la pandémie, en raison du transport maritime, de la matière brute, de la matière qu'il faut avoir pour faire des pylônes. Puis il y a la reprise économique qui fait en sorte que la demande est très forte pour avoir de l'acier, a poursuivi la porte-parole.

Sur un autre chantier plus à l'ouest, les monteurs de lignes de Vallard sont tous restés actifs, mais le travail a été ralenti. Dans le secteur de Labrieville, une quarantaine de travailleurs de Hamel Construction ont été placés en disponibilité.

On a énormément de travail cette année, donc c'était pour que l'entrepreneur garde sa main-d'oeuvre, a estimé Jean Perreault, directeur régions pour les travailleurs de lignes à la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité (FIPOE).

On évalue la situation au jour le jour, on suit de très près la situation. Puis on adapte le chantier en conséquence, a souligné pour sa part Marie-Claude Lachance.

L'approvisionnement en pylônes demeure précaire. La société d'État va ouvrir les soumissions pour un autre tronçon la semaine prochaine et elle vient de publier le dernier appel d'offres pour la section au nord-ouest de Baie-Comeau. Quand on va faire l'attribution du contrat, il va falloir revoir tout cela avec l'entrepreneur pour faire des échéanciers réalistes. La seule chose qui peut arriver, c'est qu'on ait des équipes de travail, une plus grande force de frappe à l'automne à l'hiver pour pouvoir respecter l'échéancier, a-t-elle prévu.

De son côté, le syndicat croit qu'il faudra jongler avec des monteurs de lignes en nombre suffisant, mais moins expérimentés. Au lieu d'avoir quatre monteurs Première classe pour monter les quatre pattes, bien là tu vas peut-être en avoir un ou deux avec des plus jeunes. Ils font de l'instruction en même temps, a planifié Jean Perreault.

Le représentant syndical croit aussi qu'il sera possible de respecter le budget et le calendrier pour une mise en production de Micoua-Saguenay à l'automne 2022, mais il faudra par contre que la pénurie d'acier se résorbe.

D'après un reportage de Gilles Munger

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