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Kevin Ossa veut suivre les traces de Pascal Siakam

Kevin porte un t-shirt à l'effigie de Canada Topflight Academy. Il sourit légèrement à la caméra.

Kevin Ossa est encore au Lincoln Prep Basketball, un programme académique et de basketball de haute performance pour des étudiants-athlètes sélectionnés parmi les meilleurs au pays.

Photo : Nicole Ossa

À l’instar de Pascal Siakam, Kevin Ossa est né à Douala, au Cameroun. Sa famille et lui vivent au Canada depuis une dizaine d’années. Il a été sélectionné par l'équipe de basketball de l’Université de Waterloo. Une fierté pour le Franco-Ontarien qui se dit prêt à aller jusqu’au bout de son rêve : devenir joueur professionnel.

Sur le terrain, Kevin occupe la position d'ailier fort.

Il veut que des membres de sa famille restée au Cameroun ressentent, pour lui, la même fierté qu’ils ont pour Pascal Siakam.

Pascal Siakam, c’est la fierté de mes cousins, mes oncles, mes tantes au Cameroun. Quand je suis retourné au Cameroun, il y a deux ans, ils me parlaient de lui. Je veux faire ressentir cette fierté d’être camerounais.

Une citation de :Kevin Ossa, Ottawa

Le basketball est venu vers lui

Kevin a commencé à jouer au basketball vers l’âge de 10 ans. Il s’est découvert une passion pour ce sport quelques années plus tard lorsqu’il a remarqué que différents entraîneurs s’intéressaient à lui. Ils disaient que j’avais un talent naturel au basketball, explique-t-il.

Je voulais jouer au foot comme mon père, mes grands frères (...) après j’ai vu combien le basketball plaisait à ma mère.

Une citation de :Kevin Ossa, Ottawa

Le père de Kevin, René Ossa, a reçu la nouvelle depuis Washington où il travaille. Afin d’améliorer son jeu, son fils, explique-t-il, a suivi des cours préparatoires au basketball à Ottawa et à Toronto. Il ajoute que c’est le basketball qui est allé vers Kevin, car ce n’est pas le premier sport qui intéressait ce dernier. Kevin a appris à aimer le basketball en pratiquant, dit-il.

Le plus important, pour le père de Kevin, c’est que son fils soit heureux et qu’il poursuive les objectifs qu’il se donne, sans jamais abandonner les études. Kevin se prépare d’ailleurs à étudier en septembre prochain au programme de comptabilité et gestion financière.

De même, le frère aîné de Kevin, Ivan Daniel Ossa affirme que le soccer est plutôt le sport prisé dans la famille. Il raconte que son frère s’est mis à essayer le basketball même s’il continuait à prendre part aux activités de soccer.

On est une famille de soccer (...) Kevin, lui, quand il était petit, avait toujours son ballon de basket.

Une citation de :Ivan Daniel Ossa, Toronto

Une réussite basée sur des sacrifices

Sa mère, Nicole Ossa est devenue une partisane des Raptors lorsqu’elle est arrivée au Canada. Elle mentionne aussi les nombreux sacrifices consentis pour encourager son fils au basketball.

Elle raconte qu’elle conduisait ce dernier en voiture chaque semaine d’Ottawa à Toronto pour l’accompagner aux matchs. Souvent, on allait à London ou Hamilton, dit-elle.

Elle remercie Dieu pour la sélection de son fils par les Warriors de Waterloo. Avec le confinement, il n’a pas pu jouer [...] le coach des Warriors a contacté son coach actuel, car il a, lui aussi, repéré son potentiel, explique la mère de quatre enfants.

Nicole Ossa est entourée de ses quatre enfants.
De gauche à droite : Ivan, Kevin, Kyria et Jordan.

Le père de Kevin croit que la réussite de son fils au basketball est due en grande partie au soutien de sa femme, Nicole. De gauche à droite : Ivan, Nicole, Kevin, Kyria et Jordan.

Photo : Nicole Ossa

Par ailleurs, Kevin aborde la rentrée universitaire avec beaucoup d’incertitudes. Il espère qu’il pourra s’entraîner avec les autres joueurs.

Si le confinement se poursuit, il s’attend à avoir un encadrement individuel avec son entraîneur. C’est différent avec la COVID. Tout ne fait que changer tout le temps, conclut-il.

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