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Conclusion de la commission Cullen après avoir entendu près de 200 témoins

Le rapport final doit être publié en décembre 2021.

Une homme regarde un terminal de loterie vidéo.

L'enquête sur le blanchiment d'argent en Colombie-Britannique a été lancée en 2019.

Photo : Associated Press / Mike Groll

Après avoir entendu près de 200 témoins depuis le début des audiences en février 2020,la commission Cullen sur le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique prend fin, vendredi, avec l'ancien ministre libéral Rich Coleman rappelé à la barre des témoins.

Rich Coleman a été rappelé à la barre des témoins pour clarifier des incohérences dans ses déclarations publiques alors que son témoignage du mois dernier était incompatible avec ce qu'il avait dit sur les ondes de la CBC, en 2011.

Le responsable de l'unité des produits de la criminalité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l'époque, Barry Baxter, avait qualifié une série de transactions suspectes dans divers casinos, d' argent sale lié à l'organisation du crime et au blanchiment d'argent.

Dans une entrevue à CBC, le solliciteur général Rich Coleman a répliqué qu'il avait parlé aux supérieurs de Baxter et avait décrit l'inspecteur comme étant un peu spécial. Lors de l'enquête publique sur le blanchiment d'argent, M. Coleman l'a nié.

Vendredi, il est revenu sur affirmtaion, en disant : Parfois, à la radio en direct, on n'utilise pas le mot juste. Mais Rich Coleman a avoué qu'il n'avait pas parlé directement à la GRC des commentaires de Barry Baxter sur de possibles transactions suspectes dans les casinos.

Des dizaines de machines à sous se trouvent le long d'un mur.

Des milliards de dollars ont été blanchis en Colombie-Britannique, entre autres dans les casinos de la province.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

ÈRich Coleman a été rappelé à la barre des témoins pour clarifier des incohérences dans ses déclarations publiques alors que son témoignage du mois dernier était incompatible avec ce qu'il avait dit sur les ondes de la CBC, en 2011.

Le responsable de l'unité des produits de la criminalité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l'époque, Barry Baxter, avait qualifié une série de transactions suspectes dans divers casinos, d' argent sale lié à l'organisation du crime et au blanchiment d'argent.

Dans une entrevue à CBC, le solliciteur général Rich Coleman a répliqué qu'il avait parlé aux supérieurs de Baxter et avait décrit l'inspecteur comme étant un peu spécial. Lors de l'enquête publique sur le blanchiment d'argent, M. Coleman l'a nié.

Vendredi, il est revenu sur affirmation, en disant : Parfois, à la radio en direct, on n'utilise pas le mot juste. Mais Rich Coleman a avoué qu'il n'avait pas parlé directement à la GRC des commentaires de Barry Baxter sur de possibles transactions suspectes dans les casinos.

Des dizaines de machines à sous se trouvent le long d'un mur.

Des milliards de dollars ont été blanchis en Colombie-Britannique, entre autres dans les casinos de la province.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

À la fin du mois d'avril, Rich Coleman a déclaré devant la commission Cullen qu'il n'avait jamais demandé à gérer le portefeuille des jeux de hasard, bien qu'il en ait été chargé pendant plus de 10 ans.

M. Coleman avait affirmé que, lorsqu'il a assumé la responsabilité du jeu pour la première fois, en 2001, le blanchiment d'argent n'était pas considéré comme un problème majeur.

Faire la lumière sur le blanchiment d’argent

L'enquête publique a été lancée par le premier ministre John Horgan en mai 2019, après que trois rapports eurent mis au jour la façon dont les secteurs de l'immobilier, des véhicules de luxe et des jeux de hasard ont été des vecteurs pour blanchir de l'argent en Colombie-Britannique.

Le rapport, intitulé Dirty Money a révélé, en 2018, qu’au moins 100 millions de dollars ont été blanchis dans les établissements de jeux de la province, pendant une décennie, et a soulevé plusieurs failles dans la surveillance des casinos.

En 2018, un comité d'experts a estimé que le blanchiment d'argent fait perdre à la province 7,4 milliards de dollars.

Politiciens à la barre des témoins

Plusieurs figures clés de l’ancien gouvernement provincial libéral ont été appelées à témoigner devant le juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, Austin Cullen, à la tête de la commission qui porte son nom.

L’ancienne première ministre Christy Clark a défendu la stratégie de son gouvernement et a affirmé n'avoir été alertée qu’en 2015 qu'il y avait une augmentation suspecte d’argent liquide circulant dans les casinos de la province, alors que le problème aurait été « apparent » depuis au moins quatre ans auparavant.

À l'époque, son gouvernement a exigé une meilleure formation de ceux qui surveillent les casinos. Une équipe des forces de l’ordre consacrée à la lutte contre le jeu illégal et le blanchiment d’argent a alors été mise sur pied, et un plus grand nombre de policiers ont été affectés à la surveillance des casinos.

Peter German, son rapport sous le bras, serre la main de David Eby, devant les drapeaux de la province.

L'enquêteur indépendant Peter German a présenté son rapport en compagnie de David Eby, le procureur général de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

De son côté, l'actuel ministre de la Justice David Eby a affirmé avoir reçu des versions complètement divergentes quant à l’ampleur du problème de circulation d’argent sale dans les casinos lorsqu’il est entré en poste, en 2017.

C'est ce qui a mené le gouvernement néo-démocrate à commander une enquête à l’avocat et ex-commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Peter German, en 2017.

Vidéos incriminantes

Des vidéos de surveillance ont montré des personnes apportant des sacs d'argent contenant des centaines, voire des milliers, de billets de 20 $ à échanger dans les casinos.

Ces vidéos, dit David Eby, l’ont aidé à comprendre le fonctionnement de ce que certains ont appelé le « modèle de Vancouver ».

Des sommes d'argent provenant d'activités illégales étaient prêtées à des joueurs afin que ceux-ci puissent s'en servir dans les casinos et remboursaient ensuite ces prêts avec de l'argent propre.

Lors de la sortie du rapport Dirty Money, en 2018, David Eby a accusé l'ancien gouvernement libéral d’avoir fermé les yeux sur le problème. Il a réitéré sa positionlors de son témoignage devant la commission Cullen.

Des transactions sous surveillance

Le responsable des enquêtes de la Société des loteries, Ken Ackles a révélé avoir été témoin de transactions suspectes, tous les jours, au casino, au cours de sa première année en poste, en 2013.

Il a expliqué, par contre, qu’il n'était pas autorisé à prendre des mesures au-delà du dépôt de rapports à son supérieur.

M. Ackles a précisé qu'il a créé une feuille de calcul Excel sur laquelle il a répertorié 20 millions de dollars en transactions suspectes en juillet 2015, avec au moins 13,5 millions de dollars en coupures de 20 $.

Des plaidoiries finales auront lieu les 6, 7 et 8 juillet. Le commissaire Cullen doit ensuite présenter son rapport final le 15 décembre.À ;in avril, Rich Coleman a déclaré devant la commission Cullen qu'il n'avait jamais demandé à gérer le portefeuille des jeux de hasard, bien qu'il en ait été chargé pendant plus de 10 ans.

M. Coleman avait affirmé que, lorsqu'il a assumé la responsabilité du jeu pour la première fois, en 2001, le blanchiment d'argent n'était pas considéré comme un problème majeur.

Faire la lumière sur le blanchiment d’argent

L'enquête publique a été lancée par le premier ministre John Horgan en mai 2019, après que trois rapports eurent mis au jour la façon dont les secteurs de l'immobilier, des véhicules de luxe et des jeux de hasard ont été des vecteurs pour blanchir de l'argent en Colombie-Britannique.

Le rapport, intitulé Dirty Money a révélé, en 2018, qu’au moins 100 millions de dollars ont été blanchis dans les établissements de jeux de la province, pendant une décennie, et a soulevé plusieurs failles dans la surveillance des casinos.

En 2018, un comité d'experts a estimé que le blanchiment d'argent fait perdre à la province 7,4 milliards de dollars.

Politiciens à la barre des témoins

Plusieurs figures clés de l’ancien gouvernement provincial libéral ont été appelées à témoigner devant le juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, Austin Cullen, à la tête de la commission qui porte son nom.

L’ancienne première ministre Christy Clark a défendu la stratégie de son gouvernement et a affirmé n'avoir été alertée qu’en 2015 qu'il y avait une augmentation suspecte d’argent liquide circulant dans les casinos de la province, alors que le problème aurait été « apparent » depuis au moins quatre ans auparavant.

À l'époque, son gouvernement a exigé une meilleure formation de ceux qui surveillent les casinos. Une équipe des forces de l’ordre consacrée à la lutte contre le jeu illégal et le blanchiment d’argent a alors été mise sur pied, et un plus grand nombre de policiers ont été affectés à la surveillance des casinos.

Peter German, son rapport sous le bras, serre la main de David Eby, devant les drapeaux de la province.

L'enquêteur indépendant Peter German a présenté son rapport en compagnie de David Eby, le procureur général de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

De son côté, l'actuel ministre de la Justice David Eby a affirmé avoir reçu des versions complètement divergentes quant à l’ampleur du problème de circulation d’argent sale dans les casinos lorsqu’il est entré en poste, en 2017.

C'est ce qui a mené le gouvernement néo-démocrate à commander une enquête à l’avocat et ex-commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Peter German, en 2017.

Vidéos incriminantes

Des vidéos de surveillance ont montré des personnes apportant des sacs d'argent contenant des centaines, voire des milliers, de billets de 20 $ à échanger dans les casinos.

Ces vidéos, dit David Eby, l’ont aidé à comprendre le fonctionnement de ce que certains ont appelé le « modèle de Vancouver ».

Des sommes d'argent provenant d'activités illégales étaient prêtées à des joueurs afin que ceux-ci puissent s'en servir dans les casinos et remboursaient ensuite ces prêts avec de l'argent propre.

Lors de la sortie du rapport Dirty Money, en 2018, David Eby a accusé l'ancien gouvernement libéral d’avoir fermé les yeux sur le problème. Il a réitéré sa positionlors de son témoignage devant la commission Cullen.

Des transactions sous surveillance

Le responsable des enquêtes de la Société des loteries, Ken Ackles a révélé avoir été témoin de transactions suspectes, tous les jours, au casino, au cours de sa première année en poste, en 2013.

Il a expliqué, par contre, qu’il n'était pas autorisé à prendre des mesures au-delà du dépôt de rapports à son supérieur.

M. Ackles a précisé qu'il a créé une feuille de calcul Excel sur laquelle il a répertorié 20 millions de dollars en transactions suspectes en juillet 2015, avec au moins 13,5 millions de dollars en coupures de 20 $.

Des plaidoiries finales auront lieu les 6, 7 et 8 juillet. Le commissaire Cullen doit ensuite présenter son rapport final le 15 décembre.

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