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L'Acadien Serge LeBlanc retournera aux Jeux olympiques

Homme marchant dans un corridor d'aréna.

Dans les coulisses, Serge LeBlanc est toujours le premier qui arrive à l'aréna et le dernier à partir.

Photo : Matthew Murnaghan/Hockey Canada / Matthew Murnaghan

François Le Blanc

Travailleur de coulisses, l'Acadien de Grande-Digue sera préposé à l'équipement pour l'équipe canadienne de hockey féminin à Pékin en 2022.

C'est un honneur, il n'y a pas de doute, lance Serge LeBlanc.

L'Acadien était fier de recevoir l'appel de Hockey Canada pour reprendre son poste de préposé à l'équipement de l'équipe nationale féminine aux Jeux olympiques de Pékin en 2002. Un poste important qui vient cependant avec une lourde responsabilité et bien des sacrifices.

J'ai tout le temps dit de toujours saisir sa première chance, explique-t-il. Quand ça arrive, il faut que ça vaille la peine. Quand tu reçois l'appel de nouveau, et que tu es invité de nouveau, ça veut dire que tu as fait quelque chose de bien.

Serge LeBlanc sur le banc à côté des joueuses de hockey.

Serge LeBlanc était à Pyeongchang en 2018 pour accompagner l'équipe de hockey féminine pour le tournoi olympique. On le voit ici lors d'un camp préparatoire à Calgary en 2017.

Photo : Radio-Canada

Son emploi ne se limitera pas à travailler pendant deux semaines aux Jeux olympiques. Ça commence bientôt.

Dès la fin du mois de juillet, Bayo, comme on le surnomme, quittera sa famille à Grande-Digue pour s'installer à Calgary, en Alberta. C'est au centre WinSports que sera installée l'équipe nationale jusqu'en février 2022.

Il s'agit de son deuxième tour de service avec le programme olympique, après Pyeongchang en Corée du Sud en 2018.

C'est donc un privilège d'être appelé à nouveau à servir sous le drapeau canadien. Mais, ça vient aussi au prix de l'éloignement, car sa famille restera au Nouveau-Brunswick.

C'est ce qui est le plus difficile pour moi. Quand ils me le demandent, c'est un "no-brainer", ce n'est pas un casse-tête en termes de mon travail, car je veux participer. Mais, l'aspect familial est le plus difficile. Ma famille me soutient à 100%. C'est une occasion que personne d'autre ne peut répéter.

Une citation de :Serge LeBlanc

Car Serge LeBlanc atteindra, à Pékin, un plateau important de sa carrière.

J'aurai alors été en fonction pour plus de 100 matchs internationaux. Pour moi, c'est un but qui est incroyable. La médaille d'or serait la crème sur le gâteau, dit fièrement Bayo.

Une tâche imposante

Homme et femme devant bâton de hockey.

Serge LeBlanc a tissé des liens avec les joueuses. Ici, on le voit avec Claire Thompson avant un entraînement au Centre ScotiaBank, à Halifax, lors du camp tenu en avril 2021.

Photo : Matthew Murnaghan/Hockey Canada / Matthew Murnaghan / Hockey Canada

C'est le fun de travailler avec l'élite, dans n'importe quel domaine, mentionne M. LeBlanc. Il fait partie de l'équipe, comme les joueuses et les entraîneurs.

Dès le mois d'août, il devra préparer la logistique des déplacements de l'équipe nationale : au Championnat du monde, dans les parties préparatoires et pour un possible voyage en Finlande.

Il y a encore beaucoup d'inconnu. On ne sait pas comment évoluera la pandémie et quelles seront les mesures sanitaires en vigueur d'ici les Jeux.

Il faut se préparer au changement. Il faudra s'adapter. Dans mon travail, ça change souvent, prévient-il.

Ça ne le déstabilise pas trop. Son expérience avec le programme national masculin junior l'aidera beaucoup.

Homme avec tuque regardant la patinoire.

Serge LeBlanc, lors d'une rare pause pendant un entraînement.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

Des patins, ça reste des patins. Mon travail n'est pas différent que ce soit l'équipe féminine ou masculine. L'année prochaine, je vais vivre la même chose que ce que vit une équipe de la Ligue nationale.

Une citation de :Serge LeBlanc

Avec une collègue, il s'occupe de tout ce qui entoure l'équipe, sauf pour les activités sur la patinoire.

Je veux que les joueuses se sentent bien en tout temps. On organise les installations, les vestiaires, les bancs des joueuses et on répond à leur besoin.

On emballe, on déballe l'équipement et le matériel. On fait l'inventaire. On s'assure de ne rien manquer. Il y a beaucoup de choses à penser.

Il est le premier arrivé et le dernier parti. Ça devrait toujours être comme ça. Ça n'a jamais changé, raconte Serge LeBlanc.

Serge LeBlanc devant une machine pour aiguiser des patins.

L'une de ses nombreuses responsabilités est d'aiguiser les patins.

Photo : Hockey Canada

Je travaille beaucoup jusqu'à l'arrivée des athlètes. Puis, je ne fais pratiquement rien et j'attends. Je me mets à leur disposition jusqu'à leur entrée sur la glace au cas où elles auraient besoin de quelque chose. Quand elles s'en vont, le travail recommence. Ça veut dire aiguiser les patins, faire le lavage et on prépare le vestiaire pour le lendemain.

Une citation de :Serge LeBlanc

Il est aimé par les joueuses et c'est réciproque. À Halifax, ça faisait longtemps que je ne les avais pas vues et j'étais heureux de les revoir, raconte le vétéran.

Homme et 2 femmes portant des tuques Canada et souriants à la caméra,

Serge LeBlanc, lors de la cérémonie de fermeture des Jeux de 2018, avec Andréa Purdy et Leanne Peters.

Photo : Heather Perrin

Ce lien fort avec les joueuses, que ce soit les vedettes comme Marie-Philip Poulin, ou les moins connues, fait en sorte que lui aussi a eu le cœur brisé lorsqu'il a appris que le mondial féminin était annulé à Halifax, le mois dernier.

C'est une de mes journées les plus difficiles de ma carrière au travail, se souvient-il.

Voir les visages des joueuses, c'était crève-cœur. Je comprends et j'accepte. Mais, de les voir, c'était dur. J'espère qu'on aura un championnat à la fin du mois d'août. Ça va faire du bien à tout le monde.

Une citation de :Serge LeBlanc

Du même coup, ça aidera à relancer les activités de l'équipe canadienne. Après une défaite en finale à Pyeongchang en 2018, et une médaille de bronze en 2019 au championnat mondial, les Canadiennes sont prêtes à reprendre leur place au sommet.

Et, ça se fera avec l'aide d'un Acadien qui est devenu l'un des meilleurs de sa profession.

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