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COVID-19 : durement touché, le centre-ville de Vancouver a bon espoir de se relever

Une des entrées du centre commercial Pacific à Vancouver.

Selon la Downtown Vancouver Business Improvement Association, au moins 84 entreprises du centre-ville ont définitivement fermé leurs portes en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Raluca Tomulescu

Les entreprises du centre-ville de Vancouver ont été touchées de plein fouet par la pandémie de COVID-19 en 2020, selon un rapport de l'Association vouée à l'amélioration des entreprises du centre-ville (Nouvelle fenêtre) (DVBIA). Dans un bilan vidéo publié en même temps que le rapport cette semaine, des représentants de différents secteurs reviennent sur leurs difficultés de la dernière année, mais se disent optimistes face à l’après-pandémie.

Selon le rapport publié jeudi, au moins 84 entreprises du centre-ville ont définitivement fermé leurs portes en 2020 en raison des effets de la pandémie de COVID-19.

La rue Granville a été particulièrement touchée. Le rapport indique que 29 entreprises qui y avaient pignon sur rue ont cessé leurs activités en 2020.

Par ailleurs, la pandémie a fait des ravages dans le secteur de la restauration. Selon le rapport, près de la moitié des entreprises fermées sont des restaurants du centre-ville de Vancouver.

Des gens marchent et d'autres montent à bord d'un autobus sur la rue Granville à Vancouver.

En 2020, 29 entreprises situées sur la rue Granville ont mis la clef sous la porte.

Photo : Ben Nelms/CBC

Pas de quartier pour la vente au détail

Notre trafic est composé de touristes et de personnes qui travaillent dans les bureaux, explique la directrice générale du centre commercial Pacific, Kim Ficocelli. Les restrictions sur les voyages internationaux et le fait que 80 % des employés de bureau du centre-ville travaillent de la maison, tout cela a eu un impact catastrophique sur le paysage du centre-ville.

Il ne fait aucun doute que l’année 2020 a été horrible, confirme Charles Gauthier, président-directeur général de la DVBIA, en entrevue à l'émission On the Coast de CBC.

Graphique qui compare les taux d'inoccupation des bureaux, les taux d'occupation dans les hôtels et les taux d'inoccupation des logements locatifs entre 2019 et 2020.

Selon le rapport de l'Association vouée à l'amélioration des entreprises du centre-ville de Vancouver, les taux d'inoccupation des bureaux et des logements locatifs ont augmenté de façon importante dans cette zone, entre 2019 et 2020. Le taux d'occupation dans les hôtels a grandement chuté pour la même période.

Photo : Radio-Canada

Charles Gauthier reste optimiste. Il croit que l’économie diversifiée du centre-ville et ce que représente cette destination aux yeux du public et des touristes aideront la région à se relever des difficultés qu’elle a dû traverser pendant la pandémie.

C'est quelque chose que les centres-villes du monde entier ont vécu, assure Charles Gauthier. Et ce que nous voyons de ceux qui sont en avance sur nous en termes de reprise, c'est qu'ils rebondissent.

Il espère une sorte de retour à la normale d’ici l’automne, une fois que les restrictions de déplacements en Colombie-Britannique ne seront plus en vigueur et que les événements culturels pourront de nouveau se produire.

Témoignage d'un commerçant du centre-ville

Ce sentiment d’espoir, Jean-Jacques Maurer, horloger et propriétaire du magasin Time & Gold situé au centre-ville de Vancouver, le ressent aussi.

Il se réjouit de ne pas avoir trop souffert de la pandémie parce que le site web de l’entreprise - qui a été amélioré pour l'occasion - lui a permis de faire de bonnes affaires.

M. Maurer constate néanmoins que tous ses voisins n’ont pas eu la même chance. C'est triste à voir, se désole-t-il.

Jean-Jacques Maurer estime que les restaurants qui prennent les précautions nécessaires devraient pouvoir rouvrir.

Je vois l’exemple en face de chez nous, ils ont pris énormément de précautions et, d’après moi, ce n’est pas vraiment le problème, c’est plutôt les bars où il y a énormément de gens , conclut-il.

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