•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grandes émotions pour des finissantes du Collège Mont Notre-Dame

Six élèves présentent leur lettre.

Bien à l'abri de la pluie, ces élèves ont partagé ensemble leurs souvenirs en riant.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Il y a eu de nombreux fous rires, quelques larmes versées, mais surtout des moments magiques vendredi après-midi au Sanctuaire du Sacré-Coeur de Beauvoir, à Sherbrooke. Près d'une centaine de finissantes du Collège Mont Notre-Dame s'étaient rassemblées pour revoir ensemble leur parcours des cinq dernières années. Une journée riche en émotions.

L'activité a commencé en matinée, quand les mollets des élèves ont été bien sollicités. Il leur a fallu faire quand même plus de 15 000 pas – merci aux montres intelligentes pour cette statistique – afin de parcourir la dizaine de kilomètres séparant leur école du sanctuaire.

Tout au long du parcours, cinq arrêts étaient prévus pour que les filles puissent revoir chacune des années de leur secondaire et en discuter ensemble. Les souvenirs ont été nombreux à jaillir au cours des conversations sur ces 60 mois, qui ont passé aussi vite qu'un battement de cil, selon leurs dires.

Une série de bancs devant un autel religieux

C'est ici que les élèves ont reçu leur lettre écrite cinq ans plus tôt.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Puis, une fois à Beauvoir, deux heures et demie plus tard, une enveloppe bien spéciale et remplie de mystère les attendait. À l'intérieur, elles ont retrouvé une lettre que chacune s'était écrite à elle-même cinq ans plus tôt, dans un cours de français. Ces lettres avaient été précieusement conservées dans une boîte.

Une boîte de carton sur laquelle est écrit : à ouvrir en juin 2021.

C'est dans ces boîtes qu'étaient conservées les précieuses lettres.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Rim Kadiri rit très fort lorsqu'on lui demande si elle se souvient de ce qu'elle a bien pu raconter dans sa missive. Je sais que je n'étais pas sérieuse avec ça. J'ai vraiment écrit n'importe quoi. J'ai écrit des blagues de nulle. Mais je sais que je vais vraiment aimer ça me rappeler quel genre de fille j'étais Son amie, Anaïs Lanthier, a pris l'activité bien au sérieux, elle! Je me souviens que ma lettre était super longue [NDLR : elle a écrit 12 pages au final!]. J'étais super motivée. Je voulais tellement avoir des souvenirs de secondaire un. J'avais peur d'oublier.

Yoland Bouchard et Jean-Marc Deschênes font la distribution des lettres.

Les enseignants Yoland Bouchard et Jean-Marc Deschênes font partie du groupe qui a mis sur pied cette tradition, vieille de près de 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

C'est une activité importante. Ça nous montre à quel point on a grandi comme personne. L'adolescence, c'est vraiment une période de notre vie où on grandit, où on apprend à se connaître. C'est une belle comparaison de se voir maintenant, comparé [à ce qu'on était en] secondaire un. C'est un beau contraste.

Une citation de :Anaïs Lanthier
Une élève qui regarde un cahier d'exercices.

Certaines élèves ont préféré se retrouver seules pour revoir leurs souvenirs.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Certaines ont ouvert leur enveloppe avec leurs amies et ont lu leur lettre à voix haute. D'autres ont préféré se retirer pour mieux apprécier le moment. Si quelques-unes avaient la larme à l'oeil, la plupart rigolaient franchement de découvrir les adolescentes qu'elles étaient, cinq ans plus tôt. C'est émouvant de voir ce qu'on a écrit en secondaire un, de voir qui on était, à quel point on a évolué, raconte Florence Turgeon.

Sept amies lisent leur lettre ensemble.

D'autres ont préféré découvrir le contenu de leur enveloppe avec leurs amies.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Marianne présente son enveloppe décorée.

Marianne avait pris soin de bien décorer l'enveloppe dans laquelle elle avait glissé sa lettre écrite cinq ans plus tôt.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

La pandémie a failli jouer les trouble-fêtes dans cette activité, qui était grandement attendue. C'est une tradition depuis vraiment longtemps. Quand on est entré en zone rouge, j'étais vraiment triste et j'avais peur qu'on ne puisse pas le faire. On l'attendait depuis longtemps. Je suis vraiment contente qu'on ait finalement pu le faire! a dit Gabrielle Bernier, qui célébrait son anniversaire par la même occasion.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !